Cathiminie, d'ici d'ailleurs et d'autre part...

mardi 14 avril 2015

"Option Musique" *

 

Autre texte écrit lors de cet atelier d'écriture

(* Option Musique est le nom d'une radio suisse qui diffuse beaucoup de chansons francophones. Le titre de ma note m'a été suggéré par l'animatrice de l'atelier d'écriture et comme je suis une Cathstafiore, je l'ai adopté)

 

"D'ici, d'ailleurs ou d'autre part? Je suis nomade, mais pas de ces tribus qui peuplent le désert. Plutôt une nomade des temps modernes, voyageant au gré de mes ami(e)s, mes amours, mes emmerdes. D'ici, où je vis actuellement, entre lacs et montagnes, après avoir quitté ce plat pays qui fut le mien, pour quelques années, tout au moins.

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Précédant cet ici, il y eut quelques ailleurs, teintés de couleurs éclatantes, où le ciel , le soleil, et la mer faisaient danser et resplendir corps et âmes. Souvenirs, souvenirs que je n'ai pas gravés dans ma mémoire aussi profondément que je le souhaiterais, mais qui restent dans mon coeur, emmaillotés d' un léger voile sur mes matins brumeux. Un ailleurs d'un autre temps, d'une autre histoire, dont le livre des mémoires contient tant de pages collées, que les ouvrir serait un déchirement pour ceux qui s'y sont inscrits. Filigrannes au présent d'une vie passée, idéalisée.

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D'autre part, de ces voyages à venir, autour du monde peut être, mais surtout de voyage intérieur où je marche seule, équipée de mon coeur, mon ventre et ma tête et qui me font tant aimer l'horizon, reculant toujours quand je crois l'avoir atteint.

D'ici, d'ailleurs ou d'autre part, entourée de ces ombres, fantômes bienveillants qui furent de chair et de sang, enracinés dans leur histoire, sur leurs terres familiales, ou parcourant le monde, de générations en générations. Quelle tribu multicolore, multiethnique, multipliée aux confins du monde, pour parfois prendre racine autre part et devenir d'ici.

Je suis cette greffe qui se nourrit d'autres racines où mon arbre généalogique serait généographique.

Une et multiple, extravertie comme le soleil, introvertie comme le brouillard des plaines du Nord, lisse comme la surface d'un lac, ou dansante comme les vagues, noire ou blanche, blonde ou brune!

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Je suis d'ici, d'ailleurs et d'autre part. Cesserais je un jour de chercher à attraper l'horizon? Mes enfants ne m'ont pas enracinée, eux qui semblent s'être assis pour l'admirer et le côtoyer sans s'y épuiser, et pour mieux revenir là où la montagne est belle. Ils pourraient tout trois me chanter:

Qu'il est long, qu'il est loin ton chemin, Maman...!

 J'ai le départ qui me démange! Avec ma maison sur le dos, comme un escargot!

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samedi 28 mars 2015

Je suis un poireau

Aujourd'hui pour la 1ère fois j'ai participé à un atelier d'écriture, sans trop savoir en quoi cela consisterait, à part écrire bien sûr. Je vous passe les " c'était super et blablabla" sans intérêt mais tellement vrais.

Le thème en était le suivant: " Mentir plus pour être vrai" et portait sur l'autobiographie. Pour se mettre en situation d'écriture, l'animatrice nous proposa de raconter à la 1ère personne du singulier, la biographie d'un ...POIREAU! (ou d'une tomate)

Alors voilà mon texte écrit au stylo en 20 mn. Aie la crampe au poignet d'écrire sur papier et non en tapant sur un clavier.Il y avait longtemps que je n'avais plus repris un stylo pour écrire autre chose que des post it sur mon frigo ou au boulot!

" Vie et mort supposée d'un poireau...

Une petite graine plantée avant le printemps augura de ma naissance et de mon destin de poireau.

D'avant ma sortie de terre, rien! Aucun souvenir! Mais la 1ère image que je vis, m'éblouit à jamais! De la lumière, pâle aux yeux de certains. Mais je l'ai vécue comme une explosion: éblouissement, chaleur, fraîcheur, vent, bleu, blanc... Quel monde inquiétant mais aussi merveilleux m'accueillait? la 1ère surprise passée, je découvrais ce qui m'entourait. Une matière brune et pâteuse qui dégageait une odeur d'humus fraîche enserrait mon pied, si petit mais déjà enraciné profondément dans cette terre nourricière. Tout à coup, une sensation de froid me saisit. Qu'est ce donc qui coule sur mes frêles feuilles vert tendre. Un grand bien être m'envahit, et une fois passée la surprise. je sens soudain ma tête se relever, mes feuilles prendre de la vigueur. Je m'en ébrouerais presque, mais en tant que poireau digne, je reste immobile à savourer cette eau revigorante. Entre chaleur du soleil et fraîcheur de l'eau, quel bonheur d'être un petit poireau, bien ancré dans le sol, prêt à conquérir le ciel, si bleu, si beau, si haut!

Autour de moi, vivent d'autres légumes. du vert, du vert et encore du vert! Ah mais non, je vois poindre quelques touches de rouge et de jaune. A côté de moi, touchant presque mes jeunes feuilles, un congénère vigoureux me dépasse de plusieurs centimètres, et son habit m'émerveille. A l'admirer ainsi vêtu, j'ai envie de croître à toute vitesse. Quel modèle motivant! Son costume deux pièces  vert pâle quasi blanc aux pieds s'épanouit en un bouquet d'un magnifique vert profond, pointé vers le ciel, droit et fière! Je serai comme lui bientôt. Oui, Oui, vite de l'eau et de la chaleur que je pousse et porte aussi un jour ce bel habit tant rêvé, ce flambeau de ma famille!

De cette proximité de potager, je puisais mon énergie à devenir le plus beau poireau de ma rangée, dans ce jardin où j'étais né.

Mais que se passe-t-il tout à coup? Mon voisin tant admiré , voilà qu'une main géante l'arrache violemment de terre! Où l'emmène -t-on? Pourquoi cette main l'a ôté du jardin, loin de moi, loin de tous? Je n'y comprends plus rien, lui si beau, au port de feuilles si majestueux, si ferme? Et le pire, c'est que sur la rangée, d'autres subissent le même sort, arrachés eux aussi à la terre nourricière. Et moi? Est ce aussi le grand jour? Mais le grand jour de quoi? Pour aller où?

La peur m'envahit, mêlée d'excitation d'entreprendre un voyage vers des lieux et des expériences inconnues. Quand mon tour viendra-t-il? Mes sentiments partagés ne me quittent plus, et malgré mon bonheur sans cesse renouvelé d'être inondé de soleil, abreuvé d'eau claire et nourrit de terre qui me font pousser et verdir, je garde l'incertitude, la crainte et l'envie du jour où...?

Et ce jour arrive enfin, par un froid matin d'automne. La main s'approche de moi, me saisit par la base de mon costume enfin identique à celui de mon ex voisin de rangée. Tout géant qu'il est, il lui faut s'y reprendre à 3 fois pour pour m'arracher du sol. La terre est dure et gelée et me serre un peu fort le pied. Je tremble. De peur? De froid? Certains de mes amis sont sauvagement piétinés, parce que leur habit a viré au brun verdâtre, et que leur tige est toute flêtrie. Mon beau costume m'a sauvé de cette fin si triste pour un poireau hier si vert! Mais moi qui ai enfin mon beau costume, me voilà du voyage vers l'inconnu. Une nouvelle vie s'ouvre à moi! Enfin! Je vais pouvoir retrouver mon compagnon de rangée, parti depuis si longtemps, et lui faire admirer mon beau costume vert et blanc, aussi beau que le sien. Même si pour cela il me faut dire adieu à ma terre tant aimée.

A partir de cet instant, ma vie s'est transformée et j'ai vécu dans un émerveillement continu, en découvrant le monde qui m'entourait et dont je n'avais jamais pu soupçonner l'existence, du haut de mes quelques centimètres de poireau enraciné. Je ne me lassais pas de ce que je découvrais autour de moi. Des lieux incroyables où je croisais certains de mes compagnons et compagnes de potager, eux aussi perdus mais émerveillés.

Puis tout à coup, la main m'enferma dans un tiroir sombre et glacé et là ce fut la peur qui soudain m'envahit..."

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Tiens je me mangerais bien un papet vaudois moi! Mais c'est une autre histoire...

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samedi 3 janvier 2015

Voeux 2015

L'année 2014 fut une année de transition, après les ravages de 2012 et 2013, sur tous les plans: professionnels, amoureux et financiers.

En 2014, j'espérais tant au début de l'année. Forcément, la barre était tellement haute que je n'ai pas réussie à m'y accrocher. Pas vraiment de grand drame, pas vraiment de grands élans non plus. Une lassitude? Même pas! Juste le temps qui s'écoule avec quelques pépites de joie, mais surtout beaucoup d'interrogations sur mon avenir de quinqua célibataire. De toute façon, j'ai décidé de ne plus parler de mes amours, ici ou ailleurs!

Ma fille vit sa vie avec son compagnon à quelques centaines de mètres de chez moi, nos relations se sont apaisées et c'est tant mieux. Je rêve d'être grand mère, mais ce genre de projet lui appartient  et à son compagnon aussi. Qui vivra verra, pour l'instant je ne vois rien!

Mon fils aîné vient de quitter le nid maternel, en manifestant son désir de s'éloigner, mais pas dans le calme et la sérénité. Bah s'il lui faut la colère et les portes qui claquent pour réussir à s'envoler, pourquoi pas. Il finira bien par retrouver son calme après avoir goûté aux joies de la vie en colocation avec un budget mensuel réduit. Il avait besoin de partir avec pertes et fracas, c'est chose faite. Il me ressemble tellement avec son caractère sensible, son intelligence et sa violence intérieure qu'il n'arrive pas toujours à canaliser. Il est jeune , il apprendra. Je lui souhaite tout le bonheur possible même si pour l'instant il ne veut rien entendre de moi!

Le plus jeune m'a demandé de le "foutre dehors" à la fin du 1er semestre 2015. Ok, s'il lui faut ça! Il ne veut pas se fâcher avec moi et l'échéance le stimulera, dit il, à se bouger les fesses. Ca tombe bien, mon bail expire le 1er juillet et du coup, je me demande si je vais le renouveler. A quoi bon garder un si grand appartement pour moi seule? ça coûte une fortune et c'est galère à entretenir. je n'ai pas encore décidé de ce que je ferai. Rentrer en France, à la frontière suisse ou carrément changer de région, donc de boulot etc...???? Habiter dans la campagne lausannoise pour me rapprocher de mon boulot? Mais comme je cherche un complément de temps de travail ou carrèment un temps plein, je ne sais pas encore où je poserai mes valises. Je suis une pro du déménagement, un de plus à ma collection ne m'affole pas. Un chez moi rien qu'à moi ça me parle aussi!

Bon ok! vivre seule, complètement seule est un sacré challenge. C'est la 1ère fois depuis 1981 que cela m'arriverai! Ben oui 2 ans seule en chambre universitaire après avoir quitté la maison familiale puis ensuite, mari, enfants qui ne m'ont plus jamais quittée à part une ou deux semaines de vacances, quelques expériences plus ou moins heureuses de vie de couple! Là c'est différent! A moi d'inventer un nouveau mode de vie. J'y pense, parfois avec bonheur parfois avec angoisse. Rien n'étant décidé je me laisse la possibilité d'une heureuse surprise qui influera ma décision ( amour ou travail? ou les deux pourquoi pas)

Donc après ce bilan et ces projets à peine ébauchés, l'année 2015 ne pouvait commencer que sous le signe de l'escargot.

Je vous adresse donc mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année en l'illustrant de mon état d'esprit du moment:

 

escat copie

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samedi 20 décembre 2014

danse danse danse

Et tout à coup le rythme lent du temps qui s’écoule répétitif et monotone, s’accélère, scandé par le bruit du mixer dans le lait banane, souple comme mon déhanchement accompagnant les battements de l’appareil sur les parois du saladier. Et tout à coup elle se met à danser, elle qui la minute d’avant déambulait en rond dans la cuisine, en parlant à celui ou celle qui envahissait sa vision, son esprit, sa vie ? Un sourire d’elle, un rire de moi et je me saisis de ce mouvement pour entonner une chanson, celle qui me traverse l’esprit à ce moment, sans choisir. Et elle se met à chanter de concert tout en continuant à danser. Je lui tends le mixer, elle qui dit toujours qu’elle ne sait pas faire, autant de fois que nécessaire jusqu’à ce que j’accuse réception. Elle s’en saisit et continue de mixer avec application.

Du rythme d’un mixer à un « rendez vous » danse hebdomadaire, il y eut plusieurs pas de danse improvisés, plusieurs chansons fredonnées, plusieurs mouvements du quotidien … imitation, plaisir, désir, limites, de temps et d’espace, temps rythmé et scandé pour qu’adviennent des mots échangés, des rires, de la comédie, des grimaces, du théâtre et tant d’autres mouvements autres que ceux du corps qui danse. Et la folie s’humanise, devient créatrice et paroles vivantes.

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mercredi 17 septembre 2014

Marseille rêve et réalité

Depuis le temps que je voulais y retourner... dans cette ville rêvée si souvent, ville aimée de mes vacances d'enfant, ville souvenir d'une autre méditerranéenne où je n'ai jamais accosté mais que j'ai quitté sans en garder la moindre image ou odeur ou son...Alger.

Dans mes rêves quand il s'agit d'Alger, je vois Marseille, point d'arrivée de ma famille en 1962. J'avais à peine un an. Et si mes parents ont poursuivi le voyage toujours plus au Nord, ma grand mère maternelle et mes 2 tantes y sont restées. Et c'est là que j'ai découvert tant de choses qui aujourd'hui m'aident à vivre: lecture, musique, opéra, photo, musées...et cette ville Marseille qui m'a accueillie si jeune,je n'y étais pas retournée depuis 1997, malgré quelques projets de séjour très vite avortés. Un bail!!

Alors cette dernière semaine d'août, un immense besoin de chaleur solaire et humaine, une indicible envie de me plonger dans la grande bleue et dans ce monde grouillant de sonorités, d'odeurs, de visions qui me manquent tant là où je vis! J'ai été servie plus que je ne l'espérais. J'ai enfin pu passer de l'autre côté du Vieux Port, zone interdite par mes tantes qui ne voulaient pas qu'il m'arrive malheur en trainant dans ces lieux mal famés, à l'époque!

Et j'ai loué avec Florent un studio en plein quartier du Panier, et j'ai visité ces lieux avec un plaisir non feint. Je me suis emplie des bruits de la rue, des odeurs de poissons, de la gouaille "avé l'assent de Marseïlleu". J'ai dégusté des mets dont je pensais avoir oublié le goût, j'ai croisé un poulpe en plongée, j'ai ri dans les vagues avec mon fils, j'ai bavardé avec les serveurs des restos et cafés de la place de Lenche dont nous avions fait notre QG pour café, apéro supions frits ou pizza!

Quel bonheur, ces vacances pourtant si courtes! Maintenant je sais que j'y retournerai pour continuer mes visites, mais que je n'y vivrai certainement jamais, tant il me parait inconcevable de pouvoir y reconstruire un réseau social aussi conséquent que celui que je me suis construit à Lyon!

Mais j'y retournerai pour me replonger dans un monde qui me semble être le plus proche de cette autre ville, Alger, que j'ai quitté en toute méconnaissance de ce qui s'y déroulait. Mon histoire méditerranéenne n'est pas algéroise mais marseillaise et cette magnifique ville la représentera à mes yeux, mes oreilles, et mon coeur, dorénavant.

 

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jeudi 19 juin 2014

Désir d'apprendre et d'aimer

Vraiment ce nouveau job me pousse au travail!

Des horaires enfin réguliers en seraient ils la cause? Me voilà inscrite à un atelier d'échanges de savoir et de pratiques cliniques qui s'annonce passionnant et j'ai demandé à participer dès la rentrée à un autre groupe abordant un thème central de mon travail. En plus de cela, j'ai proposé à une collègue de conceptualiser et coanimer un groupe de parole au boulot. Reste à en choisir le thème avec elle.

Vraiment ce travail me fait revivre, j'ai envie d'apprendre, de transmettre, d'évoluer dans ma pratique, de réfléchir et mettre le fruit de mes réflexions à l'écoute d'autres plus éclairés ou plus savants que moi!

C'est génial, ça me prend du temps et je ne m'ennuie plus, mon travail m'épanouit pleinement. Je lis, j'écris, j'échange, je me questionne...et je suis heureuse!

Ce boulot comme cause de mon désir, à moins que ce ne soit son boulot acharné ou d'acharné qui me pousse à m'y mettre aussi!

Mais de qui s'agit il?

D'un voyageur né, dont la vie professionnelle débordée, volontairement hyperactive, nourrit et lui permet de réaliser ses projets de voyage. Un nouveau tour du monde pour un an, après en avoir déjà effectué un il y a quelques années, pendant 8 ans. Un célibataire qui n'a jamais songé à une vie qu'il nomme de routine, avec femmes et enfants, un choix de vie qui excluerait d'office une vie amoureuse? Et pourtant....pourtant!? J'ai succombé à son charme, à son intelligence, à son humour, à sa tendresse, et à son désir de vie chevillée au corps. Et pourtant, c'est lui qui chaque fois revient me chercher là où je n'ose imposer mon désir et mon amour pour lui. je suis amoureuse mais il ne le sait pas, ou ne veut pas le savoir?

Bien sûr que je suis triste de le voir larguer les amarres,loin de moi, mais il a cette énergie qui me plait tant, et qui le fait, paradoxalement, si attachant. Il ne sait pas ou ne veut pas savoir que je tiens à lui, et je ne veux pas l'enchaîner. Il partira bientôt, et je garderai de nos rares moments partagés, un goût de bonheur, de moments magiques, de rires, de tendresse et de fougue, de tout ce qui rend la vie belle. C'est une perle rare qui s'est offerte à moi pour quelques mois, et que je conserverai dans son écrin de joie dans mes plus beaux souvenirs. Peut être reviendra-t-il mais je ne lui demande rien, et je ne lui dirai rien si ce n'est au revoir à défaut de réussir à penser l'adieu. Nul ne sait de quoil'avenir est fait!

 

J´ai beau t´aimer encore, j´ai beau t´aimer toujours,
J´ai beau n´aimer que toi, j´ai beau t´aimer d´amour,
Si tu ne comprends pas qu´il te faut revenir,
Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs,
Je reprendrai la route, le monde m´émerveille,
J´irai me réchauffer à un autre soleil,
Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin,
Je n´ai pas la vertu des femmes de marins,

Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus...

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jeudi 24 avril 2014

Objectif atteint...après 13 ans de recherches

En avril 2001 j'ai quitté la France pour venir en Suisse,laissant derrière moi outre mes amies, mes habitudes, mais aussi ma profession. Pour moi, il était évident qu'avec mon diplôme universitaire, je ne pouvais que retrouver du travail dans ce domaine dans un pays aussi proche de la France et où l'on parlait la même langue en plus. Que nenni! 13 ans de recherche!!!

Et bien voilà, c'est chose faite, j'ai retrouvé un emploi dans mon domaine d'études, le métier pour lequel je me suis formée pendant de longues années, le métier que j'ai choisi et dans lequel j'ai exercé...en France!

Parce qu'après 13 ans de recherches infructueuses dans ce métier,mis à part un remplacement de 8 mois, je n'ai jamais pu accéder à un poste tel que je le désirais.

Mais depuis aujourd'hui, je sais que mon rêve va se réaliser. J'ai toujours continué à chercher, désespérant souvent de réaliser ce rêve, et là ce matin c'est arrivé.

Quand j'ai raccroché le téléphone, je ne savais plus si je devais rire, pleurer, chanter, crier...je crois que j'ai fait tout ça en plus d'envoyer des sms et téléphoné à toutes les personnes qui savaient combien ce projet me tenait à coeur. Et il y en avait beaucoup, ici, ailleurs et autre part!

Comme quoi il ne faut jamais céder sur son désir, et le mien était d'obtenir un contrat à durée indéterminé pour exercer mon métier. Je commence jeudi 1er mai, le jour de la fête du travail!

Ohhh pas à 100% mais ça m'est égal même si mes galères financières ne vont pas se résoudre avec un si petit pourcentage. mais pas grave. L'institution a retenue MA candidature après maintes péripéties. J'en remercierais presque ceux qui m'ont licencié sans ménagement après quasi 10 ans de bons et loyaux services. Je suis d'ailleurs allée les voir, la tête haute pour leur annoncer la bonne nouvelle. Même pas une journée au chômage, puisque mon précédent contrat ne prendra fin que le 30 avril et que je commence le 1er mai!

Et Lausanne est une si belle ville! C'est là que je vais travailler, dans une fondation qui s'occupe aussi de personnes toxicomanes présentants de graves troubles psychiatriques. Et cette fois je n' y serai pas éducatrice, je n'y travaillerai plus la nuit, le weekend, les jours fériés. Non, 3 jours en journée, soit 60% d'un temps plein!

Mon prochain projet: trouver un complément de 20 ou 30% ailleurs, pour rétablir mes finances, si possible auprès d'enfants ou d'adolescents, parce qu'il n'y a pas de raisons que je n'élargisse pas mon activité. Après tout, j'ai aussi la formation pour travailler auprès d'enfants, et pourquoi pas, reprendre mon activité en libéral à domicile, interrompue pour cause d'horaires démentiels d'éducatrice! Je n'aurai pas 13 ans pour chercher, puisque je n'ai que 12 ans encore à travailler avant la retraite! Qui a dit qu'après 50 ans, il était extrèmement difficile de retrouver un emploi! Oui je sais, c'est moi qui l'ai dit, mais il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, et je ne suis pas une imbécile puisque je suis embauchée!!! Non???

Elle est pas belle la vie parfois hein!!!???

 

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jeudi 20 mars 2014

2014-03-20 11

mon nouveau carrosse, (ou plutôt mon nouveau char d'assaut)

Elle est grande, confortable, puissante et costaud! Tout ce que j'aime! Même si elle accuse 12 ans d'âge et 181000 kms au compteur. ces bêtes là ce n'est pas comme le bon vin ou le whisky, 4a ne se bonifie pas en vieillisant, mais elle me tiendra bien encore 200000 kms! mais si mais si...je dois rester optimiste, vu que je ne peux pas en racheter une de sitôt!

C'est elle qui va me conduire jusqu'à Lyon ce weekend, où je vais retrouver mes Charmottes en folie

peut être croiser ma moutonne en campagne de porte à porte, et de future élue, à ça c'est sûr!

2 mois de privation d'aller et venues comme bon me semble, 2 mois à cavaler après les bus, les trains, à toujours regarder ma montre pour ne pas les rater, à rouler avec des voitures, certes rouges mais pas toujurs très confortables.

Aujourd'hui c'est le printemps, y a d'la joie, bonjour bonjour les z hirondelles, et en route pour l'aventure!

Et plus d'excuses pour chercher mollement du boulot! Oui enfin pas trop d'excuses, parce que c'est vrai que côté motivation c'est pas vraiment ça. je ne veux pas prendre n'importe quel boulot....enfin pour l'instant! je ne suis même pas encore officiellement inscrite au chômage.

 

 

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dimanche 23 février 2014

Chronique de la vie quotidienne de Cath-a-strophe

Il était une fois une Cathiminie, qui se transforma en Cathastrophe.

De "bon matin", s'en revenant chez elle après quelques emplettes,

Elle croisa sur son chemin, un automobiliste tout aussi prudent qu'elle qui pila net devant elle, pour éviter un insouciant qui lui coupait la route.

De son côté, Cathiminie, prudente en ces heures de grande affluence, surveillait attentivement son rétroviseur droit afin de déjouer au mieux les tentatives de dépassement par la droite, fréquente sur ce carrefour!

Mal lui en pris, puisque dans un fracas épouvantable suivi d'une envolée de plastiques divers, la titine de Cathiminie s'encastra dans la titine du prudent automobiliste qui la précédait!

Bouououououoummmmmm! Pas un coup de frein, pas la moindre anticipation du choc. Le bruit fit effraction dans le silence de l'habitacle et perturba la concentration de Cathiminie, tout en lui secouant la nuque un peu violemment! Cathastrophe! ma voiture? Que m'arrive t il?

Pas de déclenchement d'airbag, mais un pneu éclaté et toute la partie gauche avant de Titine explosée en mille morceaux! La petite famille sortit de la voiture emboutie, vola au secours de Cathiminie sonnée, pour l'aider à sortir de son véhicule et lui faire reprendre ses esprits.

Déclaration de police, constat d'usage, etc etc....une routine inconnue de Cathiminie, qui jusqu'à ce jour pouvait se vanter de 32 ans de permis sans accident! Plus de peur que de mal pour tout le monde!

Sauf que depuis ce jour, Cathiminie n'a plus de Titine. A la casse! Et que sa nuque ne s'en est toujours pas remise!

Et depuis ce jour, Cathiminie les accumule les catastrophes! Pas grave, plutôt des gaffes dignes d'un Gaston au mieux de sa forme. Au point de passer une annonce de démonteur de paratonnerre à emmerdes pour que cela cesse! Parait que c'est Saturne le responsable?

Mais que vois je à l'horizon de ma vie cloitrée ou dépendante d'autrui, faute de véhicule et de pépettes suffisantes pour en racheter une: une proposition alléchante d'un joli pot de yaourt à moteur, pour une somme dérisoire, proposée par des amis très au fait de l'entretien d'un véhicule!

Mais Cathiminie n'est pas Pérette, et son pot de lait ou de yaourt, elle n'y croira que quand elle l'aura!

En attendant elle circulera en Mobility Car rouge, jadooore!

Mobility car

en train rouge également,

train suisse

 

et encore du rouge, en bus

bus fribourgeois

 

Cathiminie va voir la vie en rouge pour quelques semaines, mois ou plus!

 

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jeudi 6 février 2014

Le chômage en Suisse mais ça n'existe pas!

C'est ce que m'a écrit ma cousine bretonne! N'empêche que je fais partie de 3,5% de chômeurs de Suisse, et ça me plait moyennenement mais ça ne me rend pas malade non plus, faut pas exagérer!

En même temps, depuis le temps que je me plains de l'ambiance délétère sur mon lieu de travail, je devrais me réjouir. Le hic, c'est que le départ de l'ancien directeur qui m'a réglé mon compte avant de quitter les lieux, a signé le renouveau de cette institution où je travaillais depuis 9 ans et 4 mois. Le nouveau directeur est vraiment quelqu'un de bien, mais il n'a rien pu faire pour que je puisse être réintégrée. L'aurais je voulu? Lasse de ces horaires décousus, de la perte de mes liens sociaux et de mes activités after work, de ces alternances de veille de nuit et de travail de jour qui m'épuisaient.

Que de moments de bonheur, de colères, de découragements, de rires, de pleurs ai je vécu dans ce foyer!

Les résidents présents le jour de mon départ ont été si choux avec moi, la soirée s'est terminée en bataille de blancs d'oeufs battus, sous l'oeil même pas étonné de mon collègue/allié. Pas politiquement correct ce genre de chahut, mais tellement drôle, et on ne m'aurait pas viré pour ça, c'était déjà fait. Depuis le 31 janvier, je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer, le temps est passé si vite, mais ce matin, j'avais une pensée pour mes collègues en colloque d'équipe. L'une de mes collègues devenue une amie et qui m'a tant soutenu pendant cette année noire 2013, m'a appelé pour m'annoncer le décès d'une résidente que j'aimais bien. Elle avait quasi mon âge, mais son chemin de vie l'a conduite à mourir seule dans une chambre d'hôtel. Son corps a lâché de tant d'excès. Paix à son âme et je suis sûre que là où elle est, elle rit! Nous avons beaucoup ri ensemble, malgré le drame de sa vie.

J'ai beau avoir été viré par un directeur/dictateur, je n'en suis pas pour autant anéantie et finie. Je ne vais pas faire baisser le taux de chômage suisse, en retrouvant un job rapidement malgré mon âge. Et j'ai bien l'intention d'utiliser toutes les aides proposées, contrairement à ma tendance naturelle de vouloir me débrouiller toute seule. Cette année 2013 m'aura au moins appris une chose: me faire aider n'a rien de déshonorant, mais seulement si c'est moi qui demande de l'aide. Et contrairement à ce que je pensais par peur, beaucoup de personnes m'offrent gracieusement leur aide, sans me l'imposer et sans se formaliser si je ne leur demande rien.

J'y ai gagné des ami(e)s, je me suis ouverte au monde, et j'ai l'espoir d'enfin m'enraciner sur une terre étrangère qui je l'espère deviendra ma terre d'adoption, tout comme l'ont fait mes enfants.

Alors haut les coeurs et que ma joie demeure!

 

2014-02-06 21

cartes offertes par mes collègues et les résidents lors de mon départ, et avec de si doux mots à l'intérieur

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