jeudi 12 novembre 2009
expressions cathiminiesques et familiales
Il est tellement moche qu'il ferait rater une couvée de singes en plein vol (la pire parce qu'elle ne veut absolumment rien dire mais j'ai trouvé une illustration tout de même ! incroyable non?)
A ceux qui aimeraient me voir maigrir encore un peu je réponds ( n'est ce pas doc!) Mais ça va pas, si je continue je vais passer entre le mur et l'affiche sans la décoller!
Alors ça n'a pas été trop difficile...: pas de problème! les doigts dans le nez, les coudes dans les oreilles!
(vous avez déjà essayé? pas à deux hein! quoique!)
mais je l'ai pas trouvé mettant le coude dans l'oreille de Carla!
mardi 10 novembre 2009
Brocante du Landeron
J'adore les brocantes. A Amiens, elles étaient appelées des rèderies, et les participants ché rèdeux. Je fus une rèdeuse assidue en mon temps, et j'aimais autant vendre mon bric à brac que flâner dans les allées. Cette année, j'ai découvert qu'une grande brocante reconnue au delà des frontières de la Suisse avait lieu au Landeron, charmant petit village au bord du lac de Bienne, tout près de Neuchâtel.
C'était fin septembre mais comme il y faisait beau, je vous livre quelques unes de mes photos et commentaires assaisonnés d'un peu de soleil, parce que vraiment ce temps gris, froid à peine poudré de blanc sur les montagnes environnantes me donnent le bourdon! En plus la grippe m'a frappé et a du mal à me lâcher! Raison de plus pour partir en ballade automnale maintenant que l'hiver semble s'être installé chez nous!
Voilà le décor paysager planté, maintenant l'ambiance musicale mais sans le son malheureusement! Juste en images!
Et pour terminer quelques objets insolites. ou charmants
celui là il a fallu lui enfoncer le clou plus d'une fois pour que ça rentre dans sa caboche
A faire hurler Karl Lagerfeld!
Je l'aurais bien acheté pour souhaiter la bienvenue à mes invités mais ce qui m'a dérangé c'est l'inscription en allemand! ça le fait pas trop pour déguster un couscous!
Pour les grandes soifs ou les gros apéros
Black and white pour petites têtes
pour tous les goûts et les couleurs
seraient ce les anciennes raquettes de Roger Federer?
Mieux vaut regarder passer les badauds derrière les carreaux quand on est une petite vache suisse
Au revoir Le Landeron et à l'année prochaine, je n'y manquerai pas!
dimanche 8 novembre 2009
Ce que le jour doit à la nuit
Voilà je l'ai enfin lu, je l'ai malheureusement fini! Conseillé depuis plusieurs mois par une amie pied noir, je flirtais avec ce livre sans parvenir à l'approcher. Mais aujourd'hui, je lui déclarerai ma flamme!!
Oui, c'est excessif peut être, mais je le suis déjà tant, qu'un peu plus un peu moins ne fera pas de différence!
Yasmina Khadra a écrit d'autres ouvrages encensés par la critique, mais celui ci ne figure pas aux meilleures places. Ça m'est égal, moi je sais pourquoi je l'ai aimé, et je voudrais déjà le relire. Je lis, relis et relie souvent les livres qui me parlent d'une part de moi!
Celui là, je le garderai parmi ceux qui me parlent de ma terre, dont je ne connais ni les parfums, ni les contours, ni les sons, ni les couleurs! Peut être ai je cette terre dans un coin de ma mémoire, et que parfois elle se rappelle à moi et me fait plonger dans une recherche effrénée de sensations à jamais inconnues et perdues!
Au delà de l'histoire romanesque qui sert de fil conducteur , l'auteur ou son personnage ( oui oui sans "e" au bout, Yasmina Khadra est un homme) rend compte de sa place d'algérien introduit, devrais je dire intégré parmi les français. Il doit être né dans les années 30, comme ma mère et mon père, à la différence qu'eux étaient algérois alors que le "héros" du roman vit dans l'Oranie. Mais peu m'importe. Paysages, vie quotidienne, différences de culture, ressemblance et divergences de mode de vies des différentes communautés sont décrits dans ce livre avec une précision qui m'a fait maintes fois rêver de faire mes bagages et de partir visiter ce pays qui m'a vu naître. Mais y comprendrais je ce que fut son âme, ce que furent ses déchirures, ce que sont ses nostalgies et ses silences? Khadra, écrit tout cela, et je m'y suis plongée avidement d'abord, puis par petites touches, tant j'essayais de saisir ce qui a pu aboutir à cette guerre et à cet exil ( ou exode?) des français d'Algérie.
Prendre partie ou pas? Mais est ce possible, et l'auteur le montre bien. Je me suis retrouvée dans ses incertitudes, moi qui fut si peu bercée des souvenirs de là bas! A l'adolescence, je pris partie pour l'Indépendance de l'Algérie, en pleine révolte contre mes parents qui entretenaient une haine latente contre les arabes. Je me suis documentée, j'ai cherché, j'ai écrit aussi sur ce sentiment de déracinement qui me hante encore. Et là, dans ce roman, dans ces mots écrits par un algérien, j'y ai trouvé quelques réponses. Il serait trop long de publier ici les passages qui m'ont le plus parlé, au delà de l'histoire romanesque, mais je remercie Yasmina Khadra d'avoir écrit cet ouvrage, qui aide à saisir ce que fut l'Algérie dite française, et l'amour/haine qu'elle a pu engendrer ici ou là bas!
Le héros Jonas/Younes ne pouvait prendre parti mais comme je le comprends, comme j'ai souffert avec lui, me suis je émerveillée avec lui, me suis je interroger avec lui et ai je imaginé ce que fut la vie de mes arrières grands parents, grands parents et parents qui vécurent, et pour certains moururent, là bas. Les algériens récupérèrent leur territoire et leur histoire, les français y perdirent leur terre, et pour certains -dont mes parents- en oublièrent leur histoire. Ai je un devoir de mémoire à ma façon, en m'intéressant ainsi à cette terre que je ne connais pas?
voyages du passé
Elle est de nulle part,
Mais elle est de partout.
De Sicile à l'Espagne,
De l'Alsace à l'Allemagne,
Terres de ses ancêtres,
Qui tentaient l'aventure,
D'une terre promise,
Où le ciel brillerait
Des lumières de la gloire,
De la paix retrouvée.
Sa terre a disparu dans les gouffres profonds
Des mémoires blessées à jamais cadenassées.
D'une ville toute blanche douloureusement quittée,
A l'autre ensoleillée,
Aux multiples accents, aux musiques étranges,
Avec pour seul lien aux histoires du passé,
La splendeur de cette mer, la Méditerranée.
De routes en chemins,
Du blanc de sa naissance,
Au bleu de la mer et du ciel,
en passant par le rouge brique des maisons du Nord,
Elle est nommée française,
Malgré tous ses chemins .
Sa terre est sans visage,
Mais elle n'est pas sans nom,
Il repose quelque part tout au fond de son coeur.
Elle ne vient de nulle part,
Mais elle sait que bientôt,
Le nom de cette terre brillera de lumière,
Résonnera d'échos,
Soufflera son parfum
Éveillera ses sens,
Et lui fera trouver les racines de sa vie.
L'Algérie!
écrit le 29.09.2005
jeudi 5 novembre 2009
Tag pas facile
Comment faire du léger avec ce qui ne le fut pas forcément!
Alors, voilà! Je ne me défile pas!
Il était une fois une jeune provinciale coincée, qui venait d'avoir 18 ans ( mais non je m'appelle pas Dalida, c'est moi qui venait d'avoir 18 ans!). C'était en 1979.
Mes parents ne voulant pas lâcher leur oie blanche sur un campus universitaire, peuplé de mâles en rut dont ils m'avaient conditionné à me méfier à coup de " tu verras ma p'tite, un homme quand il veut quelque chose il l'obtient" A moi d'avoir deviner au fil du temps en quoi consistait ce "quelque chose" dont on ne parlait pas dans la famille "parce que chez ces gens là on ne parle pas messieurs dames, on n'parle pas, on sous entend!!". J'avais quand même réussi à me faire rouler une pelle par un grand dadet de terminale mais franchement c'était pour ne pas paraitre idiote aux yeux des copines! (là j'me prends pour Sophie Daumier "beurk berk ebrk berk berk berk")
Alors voilà l'oie blanche toute fraîche débarquée de sa petite ville pépère en Picardie du sud dans la grande ville universitaire en Picardie du Nord, j'ai nommé Amiens! Avec en guise de chaperon, mon frère aîné qui n'en avait rien à b...euh rien à secouer de sa petite frangine de 2 ans sa cadette. Lui le grand il allait sur le campus, mais moi, dans une chambre universitaire pour filles, avec visite masculine interdite. Mes parents avaient cochés par inadvertance ( dirent ils plus tard!) la case "étudiante mineure".
Mais voilà, ma fac était SUR le campus en pleine cambrousse, mes nouvelles amies et collègues de cours aussi, et moi je devais rentrer après le resto U le soir pour regagner ma chambrette en centre ville et étudier sagement pendant que tous allaient aux zinzins, organisaient des fiestas, ou allaient au ciné à l'Amphi 600!!! AAAAhhhhh, l'amphi 600!!!
Au début ça m'allait bien, timide comme je l'étais, mais bientôt je ratais mon bus, et je logeais chez une copine à deux dans une chambre de 9m2 et un lit de 70 cm, de plus en plus souvent! Avant d'aller dormir, une sur le sommier recouvert d'une couverture et l'autre par terre sur le matelas, je faisais la FÊTE! Enfin je découvrais les joies des discussions de nanas pendant toute la nuit ( ah les cours de psychopatholgie le lendemain où je pêchais à la ligne d'avoir si peu dormi et en pleine digestion du repas de midi!), de la fumette (mais bof bof pas terrible) de l'alcool( mais je n'ai pris ma 1ère et dernière cuite ( enfin presque) qu'à 20 ans), et la drague!!
J'avais eu 18 ans en octobre donc plus de détournement de mineure à l'horizon si mon frère caftait!! Et du coup, le grand marché des coeurs ( ouais des coeurs mon c...oui!) fut ouvert!
J'étais toujours intimidée par tous ces mâles, bien conditionnée à attendre l'Amuuuurrr du Prince Charmant sur son beau cheval blanc, sauf que je trouvais que ça n'était pas drôle de voir mes copines se pourlécher les babines avec leur petit ami de passage ( ou plus si affinités) et moi faire tapisserie. D'autant que je plaisais quand même mais je ne jouais pas la jeune vierge effarouchée, je l'étais!!!
Et un soir, un bel étudiant en économie qui trainait parfois dans nos soirées,(il était beau, il sentait bon le sable chaud puisqu'il était marocain) me propose d'aller voir le film de Woodstock à l'Amphi 600. Il me tournait autour depuis quelques temps mais comme il avait 23 ans, je me méfiais. C'était un vieux qui ne devait penser qu'à croquer ma chair fraîche!! Je refusais prétextant devoir reprendre mon bus pour rentrer chez les "bonnes soeurs".
Oh!! comme c'est dommage, j'ai justement raté mon bus ce jour là, et quand le bel éphèbe basané s'est repointé après Woodstock, il a été tout surpris de me trouver là! Toute la bande est allée danser au zinzin et c'est pendant un slove dégoulinant ( style Scorpions ou autre de l'époque) que nous avons échangés un baiser torride. Cette fois là c'était pas du Sophie Daumier, et je découvrais de bien étranges sensations très agréables me parcourir le corps! Après le zinzin il ne m'a pas ramené à mon donjon, mais gentleman m'a déposé à pied ( peu d'étudiants possédaient une voiture à l'époque) au bâtiment universitaire d'une de mes copines. Le hic c'est qu'elle avait de la compagnie et me voilà bien embêtée à ne savoir où passer la nuit! Aïe, aïe aïe ma cocotte, les carottes sont cuites, me suis je dit!!
Et ce qui était prévisible arriva! Je dormirais dans sa chambre universitaire, lui sur le sommier et moi sur le matelas par terre! Naïve et consentante que j'étais. Même oie blanche, blonde et à forte poitrine ( ben oui déjà à l'époque) je savais que je devrais lutter pour ne pas céder...à sa sensualité torride et aux picotements incongrus que je ressentais quand il m'embrassait. Mais de là à passer le cap! Pas si simple avec mon éducation!! Pas de SIDA à l'époque, mais pas de pilule pour moi non plus, puisque je ne pratiquais pas la "chose". Je pensais avoir le temps de m'en préoccuper quand je serais amoureuse!
Il ne nous a pas fallu plus d'une heure pour qu'il se retrouve par terre sur le matelas avec moi et que je passe à la casserole sans trop me défendre. Curieuse de l'expérience, en opposition avec les théories culcul gnangnan de mon éducation, mais pétant de trouille au risque d'être enceinte, coupable de ne pas savoir dire non, à quelqu'un que je n'aimais pas!
Ce fut nul, bref, sans plaisir parce que tout tournait dans ma tête et que j'en oubliais de me détendre pour profiter de l'instant! Je n'ai rien à lui reprocher, il a été charmant, il voulait me revoir, sortir avec moi comme on disait à l'époque. Je l'ai revu quelque fois mais j'ai fini par le larguer. Je n'étais pas amoureuse, et le charme avait été rompu par une expérience trop hâtive et non réfléchie!En plus l'épée de Damoclès d'une possible grossesse qui tanguait au dessus de ma tête! Ouf de ce côté là tout a été comme sur des roulettes mais j'ai eu du bol!
Je l'ai revu quelques années plus tard et nous avons pu en reparler entre adultes, sans rancune ni regrets, lui d'avoir été largué et moi de ne pas l'avoir convaincu de mon "non" timide. L'oie blanche était morte depuis longtemps et nous avons pu en rire!
Même si cette première fois m'a laissé longtemps un goût amer tant j'avais été bercé de rêves et de non dits, il en fallait une de 1ère fois, mais j'ai vraiment préféré les suivantes, enfin celles ou désir et sentiment amoureux se mêlaient!
Maintenant, à mon âge avancé (30 ans plus tard) je peux admettre que le désir peut suffir à ce que chacun y trouve son compte, mais c'est un propos de célibataire de presque 50 ans que je livre là! C'est quand même mieux quand se mêlent désir et amour! Et je ne suis plus une oie blanche timide et conditionnée!
vendredi 30 octobre 2009
à force
A force de patience,
A force d'écoute,
A force de souplesse,
A force de taire,
A force de dire,
A force de plaire,
A force de souffrir,
A force de silence,
A force de mystère,
Ai je forcé l'amour
Qui d'être ainsi forcé s'en est laissé mourir?
A force de me planter
Vais je finir par pousser?
lundi 26 octobre 2009
la délicatesse et la poésie des publicitaires
Après avoir publié 2 notes sur le thème du miroir, notes qui je dois le dire réfléchissent et reflètent "moi personnellement je", stupeur de découvrir le bandeau publicitaire au dessus de ma bannière blog!
Manque pas d'humour et en plus savent pas lire leur robot web!
6x, 10x, 15x et 20x Spécialiste des miroirs cosmétiques
Et comme si ça ne suffisait pas, je sais bien que mon sac à main est un bocson innommable, mais bien utile, voilà ce que ce même bandeau de pub me propose! Le compostage faut quand même pas exagérer!
emballage biodegradable label ok compost
Tact et diplomatie sont les deux mamelles de la vente!
Souriez c'est lundi!!
petits potins du quotidien
Vendredi matin, de bon matin je me réveille guillerette, prête à affronter mon avant avant dernière journée de congé en glandouillant comme il se doit. Je descend chercher mon courrier vers 11h, je remonte, papotage avec junior, ordi, flemme, lecture...et DAMNED...plus de clop à 14h30. Qu'à cela ne tienne, je vais un peu me bouger le popotin et enfourcher...ah non zut il pleut des cordes, monter dans ma fidèle titine et aller à la station service qui vend du "Fumer tue".(eh oui nananèreu pour les fumeurs c'est génial on en trouve partout des clops. Pas comme en France, où il faut parfois faire le tour de la ville pour se ravitailler en poison violent, surtout la nuit. Mais la Suisse fait aussi de très bonnes campagnes antitabac!)
Je me dépêche donc d'entrer dans ma voiture pour cause de pluie battante quand j'aperçois un petit carton coincé sous mon essuie glace. "Ben mince" me dis je, "ils viennent même distribuer de la pub sur les pare-brises en rase campagne et sous la pluie! Sont fous ces suisses!" Ne pouvant utiliser mes essuie glaces correctement j'ôte le carton détrempé et oh surprise!!! JE LIS çA

(j'ai du poser ma tasse de café sur cette infâme torchon calomnieux ce qui explique le cercle et les tâches brunes)
Ca n'est pas la fumée qui manque me tuer à cet instant, mais la colère, la rage, le dépit!! Je sors en trombe (ça fait beaucoup de trombes en une fois vu celles d'eau qui tombent du ciel) pour constater que ma titine est effectivement rétrogradée au rang de véhicule d'exposition....ah les rats, les enfoirés...ne même pas oser sonner chez moi pour me prévenir de leur basse besogne sournoise! Je leur aurais dit et prouvé que je l'avais payé ce maudit impôt, au début du mois (certes avec quelques semaines de retard mais payé quand même après le 3ème rappel qui précisait justement que mes plaques me seraient retirées si...!)
Bon sang j'ai plus de clop, j'ai prévu des tas de trucs à faire pour l'après midi, le soir, le week end! L'OCN (Office cantonal de la Circulation et de la Navigation) m'a déjà fait des misères injustifiées en mai (Voir ICI pour ceux que ça intéresse de connaitre les odieuses pratiques de ces bureaucrates à cheval sur le règlement! Oui à cheval au moins ils n'ont pas besoin de voiture eux!!!). C'est du harcèlement assisté par la police. Je réaffronte la pluie et me jette sur mon téléphone avec la ferme intention de demander des explications. Première explication presque calmement parce que les fonctionnaires n'aiment pas qu'on les bouscule, "attendez je vous passe le service". Deuxième explication, toujours presque calmement et un monsieur qui me répond sèchement que je n'avais qu'à payer et que j'ai été prévenu. Glurps..."mais J'AI PAYE monsieur, tel jour, à telle heure, débité tel jour...ça fait presque un mois!"
Silence au bout du fil... "Ah oui effectivement, nous avons oublié de transmettre l'information à la Police. Vraiment désolé, madame. mais vous pouvez venir rechercher vos plaques dès que vous aurez obtenu un certificat de votre assurance automobile attestant que votre véhicule est bien assuré!" Mais quel rapport avec la choucroute là!!! Il commence à me courir sur le haricot celui là, mais plus je m'énerve, plus il le prend de haut! Si ça se trouve c'est un raboudge qui m'arrive à peine sous l'aisselle pour être aussi désagréable. Je vois l'heure tourner, c'est vendredi et même sans RTT, l'OCN ferme à 16h!! Des jours sans voiture se profilent à l'horizon, je rebosse lundi, quand aurais je le loisir de me rendre à l'autre bout de la ville de Fribourg???
Et là je me mets à pleurer, au souvenir de ces jours de galère du mois de mai, sans permis...là sans voiture. Je ne le fais pas exprès, c'est pas du cinéma, et me voilà qui me mets à imiter le ciel qui se déverse sur les trottoirs. Je pleure et je hoquète que ce n'est pas juste, que la Police aurait pu sonner chez moi, que je ne suis pas responsable, que si je n'ai pas payé à temps, c'est que je ne pouvais pas faute de pépettes...etc etc etc...Quand Cathiminie ouvre les vannes, c'est pour de bon! Pas souvent mais c'est un raz de marée. Je sanglote!
Re silence et toussotements à l'autre bout du fil et j'entends le monsieur se radoucir, me dire qu'il va appeler lui même mon assurance et qu'il m'enverra à ses frais les plaques par colis express qui arrivera samedi matin sans faute. Et il précise qu'il le fera à ses frais!!! Ben mince alors, dans ma mouise, j'ai du tomber sur le responsable du non envoi de l'info à la Police!!!
Ni une ni deux, le lendemain matin je recevais les plaques! A 7h45, sonnette en bas de mon immeuble. je ne m'attendais pas à une livraison si matinale, donc je me précipite en chemise de nuit, pieds nus, hirsute et sans lunettes (suis myope presbyte et astigmate, alors je vous dis pas le degré de visibilité. Seraient capables de m'ôter mon permis de marche si j'e me casse la figure dans l'escalier), en hurlant " non ne partez pas, j'arrive" Parce que si le livreur ne trouvait personne les plaques auraient attendues jusqu'à lundi matin à la petite poste du village qui est fermée le samedi!!! Tout est bien qui finit bien! Enfin presque parce que ces charmants messieurs de la Police ( je dis comme ça on ne sait jamais qu'ils lisent les blogs des françaises exilées volontaires qui menacent l'ordre public!) ont cassé mes clips porte plaques. J'ai du les ficeler tant bien que mal pour me rendre au garage le plus proche et ACHETER de nouveaux clips, à mes frais!!!
Ma vie est vraiment palpitante en Suisse je trouve!
Heureusement que cette journée s'est terminée sur une note réjouissante. J'ai l'honneur de vous présenter notre petite Naya, adoptée samedi. Elle a un an et 2 mois, elle est adorable et je me demande comment elle a pu être abandonnée. Je pense que j'aurai l'occasion de vous la faire découvrir ici. Cela faisait 2 ans que nous hésitions à faire cette démarche d'adoption, mon fils et moi. Pas évident en appartement!

vendredi 23 octobre 2009
Miroir (part 2)
Reflets miroirs image imaginaire...
De nouveau une réédition d'un texte autour du miroir publié chez une copine qui tiens un magazine en ligne. allez la lire ici!
Elle propose une photo et/ou un thème et chacun peut s'essayer à "l'illustrer" d'un texte. Je n'ai plus la photo qui m'avait inspiré mais en voilà le texte.
PSYCHÉ
Regarde moi miroir et dis moi…
Non !!!! Pas que je suis la plus belle, tu ne sais pas dire ça !
Ton regard n’est que glace
Je n’ai besoin de toi que pour me satisfaire ou m’anéantir dans tes mirages…
Dis moi miroir…
Que celui qui me regardera, qui m’éclairera de soleil
M’étendra sur ses toiles, estompera mes ombres,
Caressera ma peau,
Ne sera pas capté par l’image propre et lisse d’un corps désincarné,
Mais dardera sa lumière jusqu’au creux de mon âme.
Et là il me dira,
Oui ! c’est toi la plus belle,
Oui ! c’est toi que je veux,
Nous dessinerons nos corps,
Épouserons nos formes en multiples arabesques, enlacés,
Nos deux cœurs s’embrasseront, d’un baiser flamboyant,
Et de nous deux naîtra le dessin d’un amour
Que nul miroir ne reflètera jamais.
Cath. octobre 2006
mercredi 21 octobre 2009
Miroir (part 1)
Le texte qui suit est une ré édition. Pardon à mes lecteurs et trices de l'époque, mais il se trouve que j'ai à écrire un "cas clinique" pour une présentation professionnelle, que je ne publierai pas ici. Mais la situation personnelle de la personne dont je m'occupe et dont je dois parler, me rappelle ce texte, écrit à une période où ma vie n'était pas très agréable. Et pourtant je ne puis renié ce que j'écrivis à l'époque, même si la tonalité en est un peu "déprimée". Cette femme dont je présenterai le cas prochainement, n'a pas la possibilité actuelle de prendre la distance nécessaire avec le miroir,celui du regard des autres comme celui fait de verre. Ce qu'elle y voit est à entendre pour mieux l'accompagner dans un cheminement qui puisse la conduire à se sentir mieux. "être bien dans sa peau"!
"les miroirs ne mentent pas?"
Non effectivement les miroirs ne mentent pas, mais le regard réfléchit.
Que donne le miroir, que lui donne-t-elle, qu'y réfléchit-elle, qui regarde-t-elle?
Un matin d'été, le soleil dardant ses rayons à travers les persiennes entrebaillées, l'image dans le miroir auréole de lumière ce corps qui se donne à lui. Corps aux courbes prononcées, à la taille marquée, à la poitrine forte mais que le port de tête et d'épaules fera dire "généreuse". L'image est lisse, mais elle la réchauffe du soleil d'été. Elle y voit une belle journée. Elle s'habillera séduisante, choisissant un profond décolleté pour mettre en valeur sa poitrine opulente. Elle choisira aussi une jupe blanche et fluide, qui au moindre mouvement ondulera et caressera ses jambes, mettra en valeur sa taille bien appuyée. Elle se trouve jolie, fraîche, gaie. Le miroir ne ment pas, il lui renvoie l'image d'une journée d'été, propice à la séduction et à la légèreté
Et mon amie la rose (Cath 2009)
Un matin d'automne, gris et pluvieux. La lumière halogène accentue le grain de la peau, augmente les reliefs, diminue les nuances. Le miroir ne ment pas. Il renvoie l'image d'une femme empâtée, au ventre abimé par plusieurs grossesses, aux seins un peu trop lourds qui ne savent se tenir, aux cuisses un peu trop larges, victimes des régimes ratés. Elle regarde l'image du miroir qui ne ment pas, et se dit qu'à son âge rien ne sert de lutter . Elle se trouve moche, grosse et vieille et son regard devient identique à celui de l'homme qui ne la désire plus. Son corps la dégoûte. Elle choisit dans l'armoire un pantalon noir, un gilet noir qu'elle tentera d'égayer à l'aide d'un foulard de couleur vive, pour qu'au moins son visage soit un peu éclairé et renvoie une image plus gaie.L'image est toujours lisse. Elle aussi est froide, froide d'un corps sans désir, d'une journée sans soleil. Elle aimerait se regarder amoureusement, mais le miroir ne ment pas et il lui donne à voir l'automne de sa vie.
Une journée d'hiver, la neige est tombée. Le miroir ne ment pas, il lui donne à voir ce qu'elle lui a donné. Un corps emmitoufflé dans un peignoir duveteux, bien vite échangé contre un gros pull à col roulé et un pantalon doublé. Elle aurait froid sinon. L'image lui semble moins froide que son corps frigorifié.Elle regarde ses formes ainsi cachées, se dit qu'il vaut mieux le protéger des rigueurs de l'hiver. Elle a envie d'aller marcher et l'image du miroir lui importe peu. En énorme doudoune, pantalons de ski et raquettes aux pieds, elle se fondra dans la masse des yétis de l'hiver. Elle soigne son visage, le nez sur le miroir, qui lui donne à voir quelques rides au coin des yeux, mais qu'elle voit comme celui d'une femme quelconque qui s'apprête à affronter l'hiver. L'image hiberne!

Paysage hivernal de Gruyère (Cath 2008)
Un matin de printemps, elle découvre dans le miroir qui ne ment jamais, sa peau blanche et son teint blafard, contrastant tellement avec le jaune et le vert des pâturages, avec la luminosité ambiante qui donne envie de légèreté. Elle constate les bourrelets accumulés mais qui s'effaceront quand sa peau reprendra une jolie couleur dorée. Elle se sent partagée entre femme vieillissant mal, et beauté gourmande. Les extrèmes lui vont bien, le miroir ne ment pas, mais il ne lui dit rien. Elle se verra bien mieux dans le regard de l'homme qui la désirera peut être, répondant au printemps et à sa légendaire montée de sève. Si tel n'est pas le cas, elle masquera le miroir pour ne plus qu'il renvoie l'image qui ne ment pas d'une femme mal aimée!

Printemps sur le lac de la Gruyère (Cath. Avril 2008)
Le miroir ne ment pas, mais c'est normal, il est muet! c'est elle qui lui parle!
dimanche 18 octobre 2009
Mary Poppins

mes sacs à mains dernièrement utilisés, mais j'en ai quelques autres que j'avais la flemme de chercher pour la photo
Apparemment le contenu des sacs à main des dames continue de susciter étonnement rires et sarcasmes de la part de certains membres de la gente masculine que je ne nommerai pas ici. Certains me désignent comme bordéleuse du sac à main...et bien, eh bien...OUI!!! C'est vrai!!
Mais qui n'a pas eu besoin un jour, d'un désinfectant en pschitt pour un petit bobo, d'une pince à épiler pour ôter une écharde, d'un tire bouchon pour une bonne bouteille impromptue, d'un efferalgan pour l'après bouteille, d'une mini lampe de poche pour trouver le trou de la serrure dans le noir pour cause d'éclairage public inexistant, d'un chwing à la chloro pour une haleine fraiche, d'un couteau suisse pour ce que vous voudrez ( c'est même le propre des couteaux suisses, à tout faire!) d'un triple mètre chez Ikea par exemple ou brico loisirs, d'un coupe ongle pour tailler l'ongle du pouce qui ne passe pas dans le trou de la boule de bowling, d'une épingle à nourrice, de fil et d'une aiguille pour un bouton qui saute...hein...qui???

le contenu de mon sac actuel (cliquez pour agrandir)
oh!!! un échantillon de moutarde en tube, j'aurai préféré du sucre emballé mais j'avais du manger des frites au lieu de boire un café ce jour là! Si un objet vous intrigue demandez. le sac en plastique contenant un objet noir en haut à droite, est un sac de congélation avec une culotte oubliée dans la chambre de veille du foyer où je bosse, et qu'un collègue gêné m'a gentiment remis)
Les résidents et collègues du foyer où je travaille ne rient plus du tout quand ils ont besoin de quelque chose et que je le tire de mon sac...ils m'appellent Mary Poppins, ou Ali Baba! Je préfère la première parce qu'en plus elle chante! D'ailleurs j'ai parfois des partitions de musique dans mon sac!
Bon ok, il s'y trouve aussi des choses bien inutiles, comme de vieux tickets de caisse, des mouchoirs roulés en boule ou des mégots vidés de leur tabac, mais si la Suisse m'a appris une chose, c'est de ne pas jeter de détritus par terre. Alors forcément c'est soit dans les poches, soit dans le sac!
Pour le reste des objets contenus, à vous de faire preuve d'observation sur la photo du contenu de mon sac actuel! C'est pas tant le bazar je trouve? Non? Bon il faut dire que ma soeur m'a offert un sac à main, grand avec pleins de poches, comme je les aime, pour mon anniversaire. Comme il n'a qu'une semaine, il n'est pas encore trop chargé! Mais je me connais!
Ok, il m'est parfois difficile d'y retrouver mes clefs ou mon téléphone mais je finis toujours par remettre la main dessus,après avoir farfouillé dans mon sac en pestant, alors immanquablement ils étaient dans ma poche! Mouarff!!
Voilà le contenu de mon sac à main aujourd'hui...mais demain est un autre jour, alors même moi je ne sais pas ce qu'il pourra contenir!




























