Un pas après l'autre...
Mes pas:
- aller à la piscine parce que dans l'eau je ne pèse pas lourd et que j'entends mon coeur qui bat quand je fais la planche
- organiser quelques jours de vacances et retrouver ma soeur chez son amie d'enfance entre Lyon et Valence
- commencer à nettoyer mon appartement qui depuis un mois sans ménage ressemble à un bouge
- aller voir mon médecin avec des questions et non plus soumise et défaitiste
- passer quelques heures chez des ami(e)s et faire la promo des fromages suisses à des inconnus en riant
- me poser au soleil face au lac pendant une heure
- aller me coucher plus tôt que 2h30 du matin et parvenir à dormir sans rêve parasite et angoissant
- m'acheter des crevettes et des framboises pour manger quelque chose que j'aime
Pour l'instant je n'en suis que là après un mois d'insoutenable souffrance, tant psychique que physique. J'espère qu'après le 13 avril, après mon passage sur le billard, mes maux physiques s'envoleront et que je pourrai consacrer mon énergie à mettre des mots sur cette rupture.
Je viens de découvrir que mes échecs amoureux n'étaient pas une fatalité et que j'y avais certainement une part de responsabilité dans mes choix de partenaires, mais qu'en aucun cas je n'étais coupable de ce dont il m'a accusé. Non coupable d'être moi...J'ai encore du boulot avant de retrouver ma capacité à aimer!
Mais un pas aussi petit soit-il, ajouter à un autre, puis un autre et je recommencerai à avancer.
Cath 1er janvier 2012
Merci à toutes celles et ceux qui m'ouvrent le chemin, chacun à leur façon!
Commentaires sur Un pas après l'autre...
- On a toujours une part de responsabilité(s). C'est une relation "à deux" et aucun n'est ni tout blanc ni tout noir.

L'essentiel est d'en tirer les leçons (forcément positives).
Et que lis-je ???? "Entre Lyon et Valence" !!!!!!!! Mais je n'y suis plus.
Maintenant au bord du plus grand lac naturel de France. Raté. Grrrr....
Bon... je lis "il ne te méritait pas", "il n'a rien compris". Ca me fait un peu grincer des dents.
L'appréhension des événements est différente pour chacun. Elle n'est pas la même en permanence. Alors ce qui était beau un jour peut-être moche le lendemain, et inversement. Il arrive même que l'on chausse les lunettes de l'autre et que forcément on voit alors les choses de la même façon. Sauf que ce ne sont pas nos lunettes.
Et pourtant, après 10 ans de vie commune j'ai vécu l'apocalypse (même TF1 en avait parlé à l'époque). Mais tout en étant "victime", je me suis demandé "n'ai-je pas voulu voir", "pourquoi n'ai-je pas vu".
Parce que des fois ça arrange drôlement d'avoir des lunettes en carton.
Good luck Cath, c'est le printemps, le duo des chats va reprendre sous nos fenêtres... - @Chrissje ne sais pas si je le méritais plus qu'il ne me méritait...la douleur de la rupture empêche parfois de penser. Je commence doucement à me remettre du choc et ne plus me souvenir que de ces 3 ans d'amitié et d'amour qui furent des moments heureux mais révolus. Je ne pourrais passer à autre chose que lorsque mon état de choc sera dépassé et que seul les bons souvenirs resteront sans chagrin ni regrets. Merci à toi de ton comm.

- @Joycemerci de ton analyse que je partage. mais avant d'en arriver là il me faudra du temps. je m'y emploie à ma façon et çaavance toujours un peu plus chaque jour. Quant à mon séjour près de ton ancien chez toi, dommage! mais si le lac dont tu parles est bien celui auquel je pense,je vais souvent par là alors peut être à bientôt. Nous finirons bien par le chanter ce duo. Pour l'instant je dois digérer le fait que je sois de nouveau seule et que je ne miaule que de chagrin et ne ronronne plus dans des bras calins

- le lac...Celui de Lamartine... Ce serait chouette que tu y viennes.

Ca inspire beaucoup Gaston le Chat (oui, ma siamoise est "partie" après 17 ans de ronrons), figé derrière une fenêtre, il hypnotise une tourterelle qui roucoule dans un marronnier.
"Ô belle, suspend ton vol"... que je puisse encore t'imaginer dans mon gosier !
Cath, le temps n'aime pas ce qui se fait sans lui. Incontestable.
Mais nous n'aimons pas qu'il prenne son temps ! - Les conseils de papi Sergio.Les histoires d'amour finissent! point barre.

C'est le lot du vivant.
Evidemment lorsque l'on s'est amarré enfin à son port d'attache,à l'autre Moi comme un navire aux long cours las des voyages long ou court, s'abandonner dans la protection de la rade n'est pas dénué de risques.En rade, lâchée,hachée, mâchée, se marrer encore jusqu'à la prochaine marée, ré-embarquer pour une autre croisière. Évite si possible la compagnie Costa des sceptiques, celle des aigries, réfractaires au bonheur de peur qu'il ne se sauve avec Lautréamont.
Aimer à n'en pas douter est un acte de courage, de foi et un petit peu d'inconscience mais c'est si bon.
Touchée, coulée: parfois l'amour est juste une bataille navale.
Basta! Trois ans de bonheur c'est toujours bon à prendre!
Amarres rompues et marre de reprendre la mer, agitée dans la houle des larmes avec l'exaltant espoir de la probabilité d'un Il qui pointe sur l’horizon.
Je te souhaite vivement que cet espoir de boulot se concrétise et que ce nouveau soleil éclaire ton devenir de travailleuse de l'ombre. Ultime escale avant la nouvelle île, le nouvel Il. - @alex Cplein d'espoir mais sans illusion...mon Il attendra un peu que le vent souffle de nouveau et chasse les nuages. La pluie s'est arrêté, le soleil cherche à percer, les amarres sont dénouées mais pas encore larguées...que de préparatifs et de contingences avant de reprendre mon voyage au long cours! Merci à toi c'est tellement bien écrit et plein de sagesse piquéd'un brin de folie!











