Au gré de mes lectures de blog, je viens de lire l'article d'une blogueuse que je visite parfois, et qui évoque ce sujet du célibat et des moyens possibles pour ne pas finir bonne soeur!
Contrairement à elle, je suis une utilisatrice de ces sites, ainsi que quelques un(e)s de mes ami(e)s, avec des résultats plus ou moins heureux.
Pour ma part, j'y ai fait toutes sortes de rencontres, drôles, sensuelles, amicales et/ou complètement loufoques, mais sans jamais y avoir (encore) rencontré UN homme avec lequel je suis "restée" pour le reste de ma vie.  Les quelques histoires amoureuses que j'ai pu avoir grâce à ces sites, (de quelques mois à 5 ans) me permettent aujourd'hui de ne pas me désespérer dans mon coin et de continuer à croire en LA rencontre qui sera celle qui durera. Je suis une éternelle optimiste dans ce domaine, même si je suis désespérée quand une histoire s'arrête et que je me jure bien de ne pas recommencer de si tôt! Une seule me laisse un goût très amer et douloureux, mais c'est une autre histoire qui vient de trouver un terme symbolique après 4 ans de séparation! Mais je nesuis toujours pas cloitrée au couvent!

Je lis chez cette blogueuse un détail qui m'interpelle quelque peu, concernant les parents célibataires. Si elle passe par ici, qu'elle ne le prenne pas mal, je ne critique pas son point de vue, mais il me questionne, et me fait me pencher plus profondément sur ma propre expérience.

J'arrive bientôt à l'âge canonique de 50 ans. Je suis divorcée du père de mes 3 enfants dont j'ai la garde depuis 12 ans. De plus, comme j'habite à 800 kms de chez lui, peu de week end de célibat et seulement la moitié des vacances d'été, de Noël et de Pâques, à me consacrer à moi et uniquement à moi! J'avoue que j'en profite un max, pour faire tout ce que je ne peux faire quand ils sont présents: irrespect total des horaires de repas, de coucher, musique à fond, ballades sur une journée sans compte à rendre ni organisation minutieuse, plaisir du silence en rentrant du boulot, ménage de mon seul bordel, et aussi drague à donf ( comme disent les djeuns) via les sites. Même si souvent la dite drague ne se résume qu'à un café ou un repas partagé pour faire connaissance. Si mon emploi du temps et mon mode de vie me permettaient de faire de telles rencontres sans avoir recours à un site, j'en serai ravie. Ca ne m'est arrivé que 2 fois de rencontrer quelqu'un sans cet outil internet. Mais étant extrêmement sociable, je ne refuse jamais une invitation si le monsieur en question semble avoir un minimum de conversation et de respect de la gente féminine. C'est ainsi que j'ai pu vivre quelques aventures et même histoires d'amour dont je ne regrette qu'une chose: qu'elles n'aient pas duré plus longtemps. Mais je refuse que l'amour génère plus de souffrances que de bonheur, et dans ces cas là, je préfère arrêter même si la décision fut difficile à prendre parfois. Mes enfants n'ont jamais été un obstacle à ma vie amoureuse, pas plus que leurs enfants à eux. Quand je commence une histoire d'amour ( je n'ai pas dit une histoire de cul, parce que celles là sont sans douleurs ni questionnement quand elles se terminent, même si souvent, elles ont fait autant de bien à l'âme qu'au corps) la place des enfants ne se pose même pas, ils sont là et ils feront de toute façon partie de l'histoire, s'il y en a une. Reste à en construire ensemble la façon.

Quand on aime quelqu'un et inversement, on ne pense pas à ce genre de choses. Par 2 fois, j'ai vécu avec des hommes qui avaient des enfants d'un 1er mariage, mais au départ ce ne fut pas un obstacle. Et si nos enfants respectifs n'ont pas toujours été très sympas avec l'un ou l'autre, je me refuse à penser qu'ils sont responsables de l'échec de notre couple. La responsabilité d'une fin d'histoire a des causes multiples. Les enfants ne sont souvent que les catalyseurs des failles de leurs parents, et ils y répondent à leur façon, ce qui ne facilite pas toujours les choses effectivement. Mais ce ne sont pas eux les responsables des échecs. Ca j'en suis convaincue.

Si j'avais du éliminer d'office de mes recherches sur site les hommes avec des enfants, je me serai privée de belles histoires, de belles rencontres. Je sais que beaucoup d'hommes refusent de rencontrer des femmes ayant des enfants, mais dans ce cas là, et bien je ne les rencontre effectivement pas. Etre célibataire avec enfants n'est pas dissuasif, pas plus qu' incitatif d'ailleurs. Les enfants n'ont pas à donner leur avis sur la vie amoureuse de leurs parents, même s'ils tentent par tous les moyens de le donner justement et rarement du côté du "tout le monde s'aime, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil!" Ils veulent juste être rassurés sur leur place et sa pérennité dans le nouveau couple qui se forme.

A bientôt 50 ans, j'ai encore un ado vivant sous mon toit, mais ça ne me pose pas problème pour envisager une vie amoureuse. La question ne m'effleure même pas que cela puisse être un empêchement, et celui qui le pense et me le dit, ne croisera pas mon chemin. J'annonce la couleur sur mon profil.

Imaginez que les individus des 2 sexes, de la tranche d'âge 40 à 50 ans ne se limitent dans leurs recherches qu'aux célibataires sans enfants? Les sites de rencontres fonctionneraient ils si bien? Il faut arrêter de penser que les enfants ont une quelconque influence sur la vie amoureuse de leurs parents divorcés, et même si cette idée est très répandue, je me refuse à y porter foi. Que le futur beau parent ait peur de cette nouvelle responsabilité quotidienne, ça se comprend et cela me semble même très sain. Ce qui pose question appelle recherche de solutions, et donc discussions, réflexions et profondeur à une relation. Je me méfie comme de la peste de ceux qui disent "aimer les enfants". Ils les aiment comment, au beurre, en sauce, nature. En bref qu'est qu'aimer les enfants, mais c'est un autre débat. Dans une histoire entre un homme et une femme il s'agit surtout de s'aimer l'un l'autre.
Suis je une indécrottable idéaliste?peut être mais tant pis, c'est comme cela que je recherche et espère rencontrer UN homme pour le reste de ma vie! même s'il me faut en recontrer quelques uns avant le UN! ;-)