Cathiminie, d'ici d'ailleurs et d'autre part...

"comme une pierre que l'on jette, dans l'eau vive d'un ruisseau, et qui laisse derrière elle des milliers de ronds dans l'eau..."

mardi 16 juin 2009

Petits plaisirs à la façon d'Amélie Poulain

Taguée il y a plusieurs jours par Pascal, j'avais écrit une note mais elle a disparu prisonnière de la toile. Arachnée veux tu la lâcher?

Mais il n'est pas trop tard. Je n'ai pas l'intitulé exact mais il s'agissait de citer 3 petits plaisirs de la vie quotidienne. 3 seulement ce n'est pas beaucoup mais pour une fois je ferai court:

1. ramasser des cailloux sur les chemins, mais pas n'importe lesquels. Seulement ceux qui me font signe: couleur, forme, particularités évocatrices de souvenirs ou de sentiments. Et je les les garde un peu partout depuis que j'ai déménagé de ma maison. Dans mon sac à main, ma voiture, mes poches, des pots de confitures vides...il va falloir que je retrouve très vite mon plat en bois qui contenait déjà mes merveilles des années passées.

Texte écrit en 2005 dans un autre chez moi

A chaque promenade elle ramasse une pierre, un caillou, une parcelle minérale, un coquillage.

Son regard, sans chercher, se pose sur une forme, une lumière, une couleur, une bizarrerie.

Elle l'enfouit dans sa poche et dispose son trésor sur un grand plat en bois au milieu du salon.

De mer, de désert, de campagne,

De rivières, de torrents,

Pierres cassées ou polies,

Pierres trouées ou striées,                                                                      

Quel est votre secret que même elle, ne sait lire.

Et pour les faire chanter, elle enfonce ses doigts dans leur berceau de bois,

Caressant au passage la douceur d'un galet,

Ressentant le froid d'un éclat de marbre,

Grattant la rugosité d'un gros morceau de grès,

Effleurant la fragilité d'une rose des sables.

Elle choisit l'un ou l'autre de ces morceaux de temps, elle le respire,

Imaginant l'odeur de la terre, de l'eau qui l'a accueilli avant qu'elle ne le ramasse,

Elle rêve à d'autres promenades,

En chantant.


" Pierres, pierres, mémoire de la terre,

Pierres, pierres, raconterez vous mon passage?

Pierres, pierres,

Et passe, temps s'efface,

Mémoires qui passent.

Pierres, pierres,

Raconterez vous mon voyage?"   

 (poème de Caroline Charrière)       


2. manger avec les doigts dès que la bienséance me le permet, les frites, les fruits, la salade encore humide d'avoir été lavée, les os des côtelettes d'agneau grillées, les miettes rescapées d'un fromage ou d'une pâtisserie...pour pouvoir ensuite me lécher les doigts avec un plaisir d'enfant retrouvé

3. siffler l'air qui me trotte dans la tête quand je pousse mon caddie ou que je me promène dans la rue. Pour le plaisir du feed back dans mes oreilles de la musique et surtout pour celui de croiser les regards des personnes qui entendent: soit souriantes, soit surprises, soit perplexes, soit indifférentes...une femme qui siffle et en public ce n'est pas si fréquent. PArfois je chante aussi mais ça n'a pas le même effet! Le plus merveilleux c'est quand un autre se met à siffler. Comme s'il pouvait s'autoriser puisque déjà quelqu'un le fait!

Il y en aurait bien d'autres encore mais je suis disciplinée et je ne veux pas agrandir ma réputation de bavarde même si elle n'est plus à faire!

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Posté par cathiminie à 23:24 - Mon brin de folie - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 7 juin 2009

en grève?

Voilà Arachnée qui me demande si je fais grève d'écriture? En voilà une question pertinente! Je ne pense pas faire grève parce que je n'ai rien à revendiquer.

Cela fait 3 semaines que je suis incapable d'aligner plus de quelques mots d'une navrante banalité, qui ne sont que le reflet de ma vie actuelle. Enfin pas tout à fait, tout de même, mais c'est une autre histoire!
Je viens de me rendre compte que l'année 2009 en est à sa quasi moitié et que depuis nos vœux convenus (mais non moins plaisants) de bonne année, il s'en est passé des évènements dans ma vie. Je ne reviendrais pas dessus, ils furent, et demain est beaucoup plus intéressant à envisager. Le hic c'est que c'est plus facile à écrire qu'à mettre en pratique!

J'ai le sentiment confus que je passe un tournant assez raide, style 180° mais que je ne veux pas risquer de partir dans les décors! Alors mon esprit si souvent en ébullition, mon corps toujours en mouvement, même ceux que je ne devrais pas faire, ma vie, en général a besoin de ralentir. Sans vraiment me concentrer sur des projets précis, je dois dire que je me laisse vivre, avec parfois l'étrange sensation de me perdre et d'y perdre du temps, mais parfois aussi la certitude que ce laisser aller encore balbutiant est nécessaire à mon devenir. Difficile d'expliquer ce qui m'arrive, et qui n'est pas sans générer quelques angoisses dont je me passerais bien, mais comme tout passage, il est des moments plus difficiles que d'autres. je suis partagée, divisée ce qui me rassure sur ma santé mentale dirait la tribu de pros que je côtoie dans mon travail!

En comparaison pour tenter d'expliquer ce que je vis ou subis ou espère:
A la naissance le bébé se sent bien dans le ventre maternel et en même temps pour des raisons vitales et de place, il lui faut naitre et quitter ce cocon doux du ventre maternel.
A l'adolescence, rebelote, quitter le monde de l'enfance n'est jamais simple. Je me souviens de mon adolescence tourmentée, et en regardant mon dernier traverser les mêmes tourments existentiels que les miens à son âge, je me dis que c'est une période essentielle mais si difficile à vivre parfois. Pourtant la vie s'ouvre à ce moment à tous les possibles.

Des tournants, j'en ai pris quelques uns de plus ou moins bien négociés, mais là je me sens dans le même état que mon adolescent de fils, tant du côté des amours que de ma vie professionnelle ou amicale. Sans être une adolescente attardée, j'en ai les mêmes interrogations, avec en sus tout le poids de mes expériences de vie!
Je peux vous garantir que ça fait bizarre de se sentir adolescente à l'âge de 48 ans mais d'en mesurer tout l'enjeu. J'ai une gamme de possibles face à moi, j'ai l'angoisse de n'arriver à aucun, et l'espoir d'atteindre des buts certainement idéalistes, mais tant pis! J'y crois!

Alors que me manque t il pour continuer à avancer?

C'est bien là que je coince, que je traine, comme en une poche rassurante ou aucune décision ne doit être prise sur un coup de tête. mais est ce si mauvais? je ne sais pas, même si ça ne cadre pas avec l'image que j'ai de moi, et que surtout les autres ont de moi!

Voilà en "pas résumé" du tout, le pourquoi du comment du peut être je n'écris plus beaucoup ici!
Et parce que, dans cette parenthèse, il existe un autre qui peut être se trouve dans la même situation que moi! Hypothèse à vérifier, mais le temps ne presse pas. Je ne veux pas me laisser rattraper par les vagues dévastatrices et tsunamiennes qui font ma vie depuis plus de 11 ans!

Mektoub!

Posté par cathiminie à 13:59 - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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