mercredi 13 mai 2009
Permis, amour et vacances
Que de joies et d'émotions en moins de 24 heures. Je vais finir par refaire un malaise avec tout ça! Mouarff! Mais cette fois je me garderai de le faire au volant.
Premièrement: J'ai ENFIN récupéré mon permis, aujourd'hui à 14H. Procédure levée, pas d'amende, et l'humour du juriste au téléphone laisse à penser qu'il s'était effectivement trompé de cible. Par contre je truciderais bien le médecin qui a refusé de prendre la responsabilité de me faire le document sésame qui m'aurait permis de récupéréer mon permis dès 4 jours!!!! Mais je ne vais pas bouder ma joie...j'ai déjà avalé quelques kilomètres avec un bonheur non feint!
Deuxièmement: je n'aime pas les histoires d'amour qui se terminent en queue de poisson ( et n'y voyez rien de grivois) Alors j'ai pris ma plus belle plume ( enfin mes doigts sur le clavier) pour déclarer ma flamme à mon amoureux. Et il a répondu. près de 20 mails échangée en 3 jours et un rendez vous hier soir une nuit passée ensemble, avec un tel bonheur de se retrouver. Même si rien n'est gagné et que je ne sais pas s'il y aura une suite. Mais au moins j'ai dit ce que j'avais sur le coeur et ce n'était que de mes tripes à mon clavier. Du direct...je vous ferai grâce des détails. Alea jacta est... mais je suis en paix avec moi même quoiqu'il arrive. Ne pas dire qu'on aime c'est peut être passer à côté d'une belle histoire. Quoiqu'il arrive elle aura de toute façon été belle, même si j'aurais voulu en éviter les souffrances de la rupture soudaine.
Troisièmement: un long week end de soleil et de mer en perspective( à l'Ascension) avec mon fils de 14 ans et ma fille de 23 ans LA
Quelques photos pour un avant goût ( c'est à 18 km de Fréjus et à 15 mn en voiture ( mais j'ai récupéré mon permis) de Mandelieu La Napoule!
mardi 5 mai 2009
Envoyé à La Liberté
Un courrier pour réagir contre la lourdeur administrative et la peur de prendre des responsabilités qui pourtant font parti de la profession de médecin.
La prévention des risques n'a- t- elle donc plus de limites? Comment peut on à ce point empoisonner la vie des gens et les faire passer d'honnête citoyen à dangereux délinquant de la route!
Il y a bientôt 3 semaines, le 19 avril 2009, j'ai fait un léger malaise que je qualifierais de vagal (émotif), suite à une forte douleur inattendue alors que je circulais au volant de mon véhicule sur l'autoroute A12. Me sentant mal, je suis sortie de l'autoroute pour aller me garer sur le parking de la Police cantonale où j'ai coupé le moteur. La douleur m'ayant surprise, j'ai commencé à respirer très vite, ce qui a provoqué de l'hyperventilation et m'a fait perdre conscience quelques secondes. L'ambulance est arrivée, appelée par mon fils, passager de mon véhicule, et j'ai été prise en charge par l'Hôpital, aux urgences.
Deux policiers sont venus m'expliquer sur place que j'avais commis une faute grave pour "malaise au volant", et que de ce fait mon permis m'était retiré. N'étant pas bien remise de mes émotions, j'ai signé le document qui attestait de ce soi disant malaise au volant! Mal m'en a pris puisque depuis ce jour, j'ai toutes les peines du monde à récupérer mon permis et à faire entendre que je n'ai pas eu un malaise au volant mais que j'ai été maitre de mon véhicule jusqu'à son arrêt complet sur une place de parc.
La police cantonale m'a entendue sur le déroulement des faits,le jour même de ma sortie de l'hôpital où je venais de passer une nuit en observation, mais en qualité de prévenue, amendable avec possibilité de transformer l'amende en Travail d'Intérêt Général. J'étais donc une délinquante de la route, au même titre que les personnes qui conduisent alcoolisées, sous l'effet de toxiques ou même sans permis!
Croyant en mon bon droit, j'ai donc attendu la décision administrative de l'OCN (office de la circulation et de la navigation)de Fribourg, ne doutant pas que la suspension de permis serait vite levée. Que nenni, puisque le jugement a confirmé le retrait jusqu'à obtention d'un certificat médical attestant que j'étais apte physiquement et psychiquement à conduire un véhicule. Là aussi dans mon esprit, pas de problème! Puisque l'Hôpital m'avait laissée sortir, que mon médecin m'avait demandé de prendre rendez vous courant mai donc sans urgences pour régler ce problème de douleurs, je ne pouvais qu'obtenir ce certificat rapidement. Un coup de téléphone à l'Hôpital et l'affaire serait réglée! Et bien non!
L'Hôpital n'était pas en mesure de me fournir ce document, les médecins vus sur place non plus, parce que travaillant dans une spécialité qui n'a rien à voir avec la conduite automobile (gynécologie). Ils m'ont donc renvoyés vers mon médecin généraliste. Il n'avait reçu aucun compte rendu de mon hospitalisation donc ne pouvait délivrer de certificat sans connaitre les raisons médicales de mon séjour là bas. Je rappelle donc l'hôpital, qui me renvoie au cabinet privé des gynécologues venus m'ausculter. L'un des deux étant le médecin que je consulte régulièrement, il finit, devant mon insistance et ma détresse, par me promettre d'envoyer un rapport circonstancié à mon médecin généraliste. Je prends rendez vous avec celui ci, lundi 4 mai, avec cette fois la certitude d'obtenir ce fameux sésame pour récupérer mon permis. Eh bien toujours non!
Le rapport n'est pas parvenu chez le généraliste, qui bien que semblant convenir de la nature vagale (émotive)de mon malaise, ne veut pas prendre la responsabilité de signer un tel document. Il me promet de prendre contact avec le médecin spécialiste dès l'après midi et de me recontacter. J'ai appelé tout à l'heure, parce que sans nouvelles, pour m'entendre dire qu'il ne peut prendre cette responsabilité et qu'il doit m'envoyer chez un médecin conseil habilité par l'OCN. Il fera parvenir mon rapport par courrier à ce nouveau médecin qui demandera à me rencontrer et qui statuera sur mon cas! J
e crains fort de ne récupérer mon permis que dans plus d'une semaine au mieux.
Toutes ces démarches n'ont pu se faire que par téléphone ce qui ne facilite pas la communication et encore moins la circulation rapide de l'information me concernant. Le médecin généraliste vu lundi ne semble pas souhaiter me communiquer les raisons qui l'ont fait reculer à me délivrer ce certificat et ne veut pas prendre la responsabilité de me le délivrer.
Mais pourquoi ne pas m'avoir envoyée directement à ce médecin conseil? Pourquoi faire trainer les choses, ce qui me mets dans une situation délicate à bien des titres! Je travaille dans un lieu où je suis censée avoir un permis de conduire, et si mes collègues ont jusqu'alors réussi à s'arranger de ma situation, il y a fort à craindre que cela devienne très compliqué à gérer. Serais je mise à pied? C'est une possibilité que je n'ose même pas envisager.
De plus je vis seule avec mon fils de 14 ans, dans un village de la campagne fribourgeoise, certes desservie par le train, mais je passe un temps incroyable pour aller d'un point à un autre, avec impossibilité d'assurer les transports de mon fils sur ces lieux d'activité extra scolaires ou autres. Je ne peux plus faire mes courses autrement qu'au jour le jour, ce qui s'avère parfois impossible au regard de mes heures de travail. Mes déplacements extra professionnels en France prennent le double de temps. J'en passe de ces désagréments qui rendent parfois la vie bien compliquée au quotidien, comme de se rendre à pied chez le médecin généraliste qui a son cabinet dans un autre village de campagne non desservi par le train!
Si j'avais commis une faute grave, comme excès de vitesse ou ivresse au volant, je pense que je mériterais la punition infligée, mais là! Quelle faute ai je donc commise? De quoi suis je coupable? D'avoir fait un malaise sans préméditation, et de n'avoir pas eu la présence d'esprit de sortir de mon véhicule avant de me sentir mal? Il ne se serait agi dans ce cas que d'un malaise sur la voie publique! Punit on les gens dans ce pays pour le tort de ressentir une douleur et de ne pas la supporter stoïquement? Un autre conducteur aurait été présent dans le véhicule, personne n'aurait trouvé à redire que je cède ma place à ce conducteur et qu'il me conduise chez un médecin!personne n'en aurait rien su? Je suis en bonne santé physique et psychique et j'ai fait le nécessaire pour que les douleurs qui m'ont conduites dans cette situation inextricable ne se reproduise pas. Alors pourquoi n'y a t-il pas la même rapidité à rendre son permis à une honnête et prudente conductrice qu'à le lui ôter.
Le pire est que l'OCN m'a donné 20 jours pour obtenir ce certificat c'est à dire le 2 juin au plus tard. J'ose à peine imaginer ce qui arrivera si je ne l'obtiens pas en date et heure! Et combien de temps devrais je attendre pour que l'on me restitue mon bout de plastique rose? Quel est donc cette administration qui au lieu de protéger ses honnêtes citoyens des dangers de certains conducteurs, les enferment dans un fonctionnement qui les mets à mal ( frais engagés, perte de temps, d'emploi à long terme9)
Un point positif toutefois: la Police cantonale m'a assuré que ma faute grave ne figurerait pas dans mon casier judiciaire. J'en suis ravie!
Je ne sais ce que vous ferez de mon témoignage mais je voulais juste signaler qu'un pays qui fait passer la bureaucratie avant l'intérêt des personnes qui y vivent, me semble bien mal en point. Et que des médecins habitués à prendre des tas de responsabilités dans leur métier, n'arrivent pas à déterminer si une personne est apte à conduire ou pas. Je travaille depuis de nombreuses années auprès de personnes toxicomanes ou alcooliques, et j'en ai vu et entendu si souvent se vanter d'avoir encore leur permis! Dans quel monde vit on!?
dimanche 3 mai 2009
envie de mer et d'océan
que ce soit chez Arachnée, ou chez Philémon, sans oublier Marcus ou sur bien d'autres blogs, la vue de ces photos océaniques me donnent la nostalgie de ce que j'appelle la mer... alors à défaut d'aller la voir, la sentir, la goûter, de si tôt, je ré-édite une note parue il y a longtemps dans un autre chez moi...et je m'en vais chercher où passer mes prochaines vacances pour savourer des retrouvailles si attendues et espérées! J'échange avec mes montagnes si ça tente quelqu'un!
Il était une petite fille...et la mer
"
Tu sais, je suis née au bord de la mer, mais je ne m'en souviens pas.
Mais je pense qu'elle se souvient de moi, parce qu'à chaque fois que je
me rapproche d'elle, elle m'appelle. Non, non, ne crois pas que je sois
folle, et que j'entends des voix. Elle m'appelle dans un langage que
seule je peux comprendre, avec une voix que seule je peux entendre,
avec une odeur que seule je sens. J'ai de la chance parce que
la mer je la vois souvent. Et quand je dis la mer, c'est soit la
Méditerranée, que j'aime pour sa chaleur, pour son calme rassurant,
pour ses poissons et ses oursins. Soit c'est l'Atlantique : je sais, je
ne devrais pas dire la mer puisque c'est un océan, mais c'est aussi de
l'eau salée, qui fait des vagues et qui sent si bon. Tous
les ans, ma grand mère nous paye des vacances au bord de la mer de
Bretagne, ou de Marseille à Perpignan. Elle est un peu sévère ma grand
mère, mais rien que pour le cadeau de la mer, je lui ferai un bisou
quand je la verrai. Moi j'aime les caresses, et comme
ma mère en est un peu avare , ou que ses caresses sont souvent
bizarres et douloureuses, j'aime mieux me rassasier de celles de la
mer. Elle n'est pas exigeante et m'accepte telle que je suis, quelque
soit mon humeur. Parfois je la boude un moment, si son contact est trop
froid, mais je ne tiens jamais longtemps à lui tourner le dos.J'y vais
doucement, la laissant me lècher d'abord les doigts de pied, doucement.
Je recule bien un petit peu, mais elle me donne ses vaguelettes qui
mouillent bientôt mollets, genous et fesses. A quoi bon résister! Je me
sens déjà si légère et je marche plus loin pour qu'elle enveloppe mon
ventre sans me faire sursauter de froid. C'est vrai qu'après cette
caresse sur la partie de mon corps la plus difficile à réchauffer, je
n'hésite pas à me plonger dans son eau si salée, et me laisser flotter
sur le dos, bercée par ses mouvements si doux que je pourrais m'y
endormir comme un bébé. Parfois je la chahute un peu, décidée
à la rencontrer rapidement, et pouvoir jouer avec elle. Alors je prends
mon élan et je cours à toute vitesse jusqu'à elle. Si c'est l'océan,
j'attends qu'elle soit revenue à des distances raisonnables qui ne me
fasse pas m'écrouler, épuisée d'avoir tentée de la retrouver en
galopant. Quand je me précipite dedans, des goutelettes jaillissent
d'elle, comme des éclats de rire qui retombent sur ma tête et font
s'écarter les autres baigneurs frileux. Je plonge tout entière dans ses
eaux transparentes, je pourchasse ses poissons que je vois plus gros
qu'ils ne sont, je fais des galipettes, des figures gymniques que je
serais bien incapable d'exécuter sur le sable ou en sport. Là avec
elle, je n'ai pas peur de retomber brutalement et de me faire mal, je
ne me sens pas lourde et gauche...elle me donne son soutien pour me
permettre de me transformer en sirène. Je ne sors de son eau que quand
mes lèvres violettes alertent mes parents qui m'ordonnent d'en sortir
pour que je ne prenne pas froid. Alors, je reste en contact avec elle,
enroulée dans ma serviette, en restant debout à la lisière des vagues,
qui font s'enfoncer mes pieds, loin dans le sable. Mais
quand elle est agitée, que ses rouleaux grondent et fracassent
coquillages, crabes et rochers, je ne veux pas y entrer. Je ne fais que
la regarder. Je ne veux pas qu'elle me fasse mal, mais j'admire sa
force et sa beauté en mettant de côté qu'elle peut être violente et
dangereuse. Je ne vois d'elle que son écume et les gerbes blanches
qu'elle envoie dans les airs en se fracassant sur les rochers. Elle
semble alors jouer avec le vent qui la fait se gonfler, avec les
rochers qui lui barre la route, mais elle est têtue, elle revient
toujours à l'assaut. Calme, sautillante ou agitée,
inoffensive ou déchaînée, je dois un peu lui ressembler, c'est surement
pour cela que je l'aime tant.
samedi 2 mai 2009
L'insoutenable légèreté de l'être
Le train favorise la lecture. Et comme je ne tiens pas à me faire regarder de travers en lisant les "3 essais sur la théorie de la sexualité" de Freud ou "l'hystérique, le sexe et le médecin" ou tout autre bouquin de psychanalyse, sans passer pour une obsédée, ou un être dangereux et infréquentable (ce que je ne suis évidemment pas), je me suis plongée dans un roman qui me va bien en ce moment. Je l'avais déjà lu il y a plus de 20 ans mais actuellement il pose et repose les questions existentielles qui me pourrisent la vie ces derniers temps. Alors les lires si bien exposées et romancées par Kundera, me fait un bien fou et relativise mes cogitations.
"L'homme ne veut jamais savoir ce qu'il faut vouloir, car il n'a qu'une vie et il ne peut ni la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieurs. Vaut il mieux être avec Thérésa ou rester seul? Il n'existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne car il n'existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation.[...] einmal ist keinmal,une fois ne compte pas, une fois c'est jamais. Ne pouvoir vivre qu'une vie, c'est comme ne pas vivre du tout."
Je ne partage pas cette affirmation, mais j'avoue que de la lire m'apporte un éclairage nouveau sur ce que je vis ou répète depuis ma naissance ou presque. En fait il vaut mieux lire "l'insoutenable légèreté de l'être" dans le train que des bouquins de psychanalyse qui ne parlent que de sexe et d'amour, même si au bout du compte il s'agit du même sujet! Tout est question de cadrage comme le dirait un cinéaste!











