jeudi 30 avril 2009
Rencontres stroboscopiques
Contrainte et forcée de circuler en train depuis bientôt 2 semaines, je fais contre mauvaise fortune bon cœur et du coup j'essaye de tirer partie de ces voyages entre chez moi et le reste du monde! Bon ok le reste du monde pour le moment se résume à me rendre à mon travail, à la ville ( comme disaient nos aïeux des campagnes quand ils leur arrivaient de s' endimancher pour aller courir le guilledou dans le bourg voisin),ah oui à Lyon aussi le week end dernier! Vais je y prendre goût? Je suis tout de même un peu sceptique.
Quelques petites tranches de vie dans le train qui m'ont fait sourire, touché, énervé ou fait réfléchir.
Une heure de trajet pour parcourir les quelques kilomètres qui me séparent de mon travail, là où en voiture je mets 12 mnn, top chrono.
Mais après tout, je râle toujours que je n'ai pas le temps, je suis comme le lapin d'Alice au Pays des Merveilles, courant après un temps que je ne remplis pas toujours très judicieusement! Et là je me calque au rythme des horaires, des correspondances, des attentes sur les quais, des bruits du rail. Du temps perdu, je ne crois pas. Perdu sur quoi? Sur ma solitude à occuper, sur le ménage à faire, sur mon sommeil? J'avoue qu'observer les gens, rendent ces trajets presque plaisants. Un couple de plus de 160 ans à eux deux qui se caressent la main et se font des petits bisous sur la joue tout en devisant de la pluie et du beau temps, une jeune femme avec son tout jeune bébé sur les genoux, elle qui lui protège les yeux de la lumière trop vive du soleil et lui qui tourne la tête au moindre bruit, cherche sa main, enfoui son nez dans le pull de sa mère pour mieux repartir explorer son environnement du regard, un écolier adolescent boutonneux qui rougit à lorgner les boutons accidentellement dégraffés de mon chemisier, un étudiant, les bras chargés de livres et copies qui fait le paon intello face à un parterre conquis de jeunes filles en émoi se moquant pas mal de ses discours sur les mythes et religions, mais en lorgnant plutôt dans quel direction portera le regard de cet éphèbe beau parleur, un homme en vêtements de travail tout crotté qui me laisse sa place dans le train bondé et plonge dans la lecture du journal le Monde et me lance un sourire quand le train entre en gare,une adolescente, Ipod vissée sur les oreilles, qui semble dormir mais change machinalement de plage musicale sans même ouvrir les yeux...
Des tas de petits moments à grignoter, savourer, mais avec une particularité: pas un mot échangé entre tous ces inconnus, juste des regards, à peine un bonjour, un pardon, des formules de politesse convenues, qui n'ouvrent sur rien et sur personne. Chaque être plongé dans ses pensées silencieuses, rencontres aussi fugitives que les traverses de rails qui défilent sous mes yeux, m'hypnotisant tel un stroboscope dans une boîte de nuit! Petites lumières des gens du monde ouvrant sur des chemins inconnus...
En cherchant une illustration sonore pour cette note, j'ai trouvé cette vidéo et cette chanson qui résume un peu ce que je dis et surtout ce que je vis en ce moment. Le clip est très bien tourné et c'est Cathy qui prend le train.Je ne pouvais louper cette opportunité! Le nom de la chanteuse ne m'est pas inconnu puisque c'est une amie d'une de mes amies lyonnaises! merci à Graziella de me prêter sa chanson et sa vidéo.
mardi 28 avril 2009
STOP
Bon je crois qu'il faut que j'arrête de pleurnicher sur mon sort...c'est pas drôle à lire, à écrire et à vivre et en plus ça donne mauvaise mine! Pas comme ça que je vais réussir à trouver le grand Amour ( ok il existe pas forcément avec un grand A mais l'espoir fait vivre!)
Alors part one: d'abord me faire un ravalement de façade parce que les yeux gonflés et le nez qui coule c'est pas très sexy
Part two: écrire des notes plus dans mon style (cf Là et quelques autres du même accabit)
Part three: euh...j'vais trouver...alors à la prochaine...
ciao ciao avec un sourire
lundi 27 avril 2009
Y a t il un projectionniste dans la salle
Je l'ai écrit, je l'ai dit, j'ai transmis " c'est fini". Mais est ce fini, une relation qui possède le corps, qui emplit l'esprit la nuit, le jour, éveillée ou endormie? Je rêve qu'il m'écrit, qu'il me parle, son nom et son visage m'apparaissent si souvent au détour de ma vie. Du shopping à la FNAC samedi, où le moindre titre de CD, de livre, de DVD me parle de lui, parce que nous en avions parlé, que nous avions aimé, que nous avions regardé ou écouté ensemble. Et tant d'autres promesses de découvertes qui ne seront jamais. L'exorcisme du "c'est fini" ne fonctionne pas. En même temps je ne me sens pas déprimée et désespérée. J'ai ri, chanté et parlé ce week-end, certes beaucoup de lui qui aurait du m'accompagner, j'ai donné le meilleur de moi même pour présenter mon travail professionnel, j'ai lu calmement dans le train. Pas d'angoisses, pas de tortures, juste une tristesse immense et un désir non assouvi de le serrer contre moi, d'entendre sa voix, de lui parler, de reprendre le fil de notre romance à deux.
Quand on regarde un film et que la bobine se casse au beau milieu d'une histoire qui prend les tripes, ça fait rager, mais on attend patiemment que quelqu'un ou quelque chose remette le film en route. On sait que ça va redémarrer, et même s'il nous faudra quelques minutes pour replonger dans l'ambiance, nous reprendrons l'histoire jusqu'à son terme.
Serais je l'actrice d'un film dont la bobine s'est cassée et qui attends qu'on vienne la rafistoler. Parce que le film, lui, il est là dans l'autre morceau détaché de son début, il est fixé sur la pellicule,l'histoire va pouvoir se dérouler dès que les morceaux seront recollés. Et elle sera belle, et elle se finira comme le scénario l'aura prévu. A découvrir image après image dans une durée non établie.
Mais il doit y avoir grève de projectionniste,, parce que même si je sais et je sens que l'histoire n'est pas finie, je ne sais comment la recoller, lui faire reprendre son cours. L'histoire ne faisait que commencer, avec des promesses de lendemains qui chantent. Tant de choses restaient à découvrir, à construire ou à apaiser sur la durée.
Je n'aime pas les courts métrages, je préfère les films fleuve, qui démarrent torrent et finissent larges et calmes! Et celui là s'est cassé quand le fleuve n'était qu'un filet d'eau tumultueuse qui ne demandait qu'à gonfler pour donner un long fleuve tranquille.
Y a t il un projectionniste dans la salle pour recoller les morceaux?
mercredi 22 avril 2009
voilà c'est fini
J'ai fini par me dire qu'on éviterait le pire
Qu'il fallait mieux couper plutôt que déchirer
J'ai fini par me dire que p't'être on va guérir
Et que même si c'est non, et que même si c'est con
Tous les deux nous savons que de toute façon
mardi 21 avril 2009
pédibus velocybus et railbus!!
C'est quand on n'a plus l'usage de quelque chose que l'on se rend compte combien l'on en est dépendant!
Ma titinne est en bas de chez moi sagement garée sur sa place de parc. J'ai les clefs, mais interdiction de la conduire. Allez juste pour aller me réapprovisionner en clops, pain, acheter un timbre. mais non, je risque trop gros!
J'habite un bled de campagne. J'adore la campagne, mais pas sans voiture. Ok j'ai le train qui passe juste au dessus de chez moi, mais j'ai pas de monnaie pour le distributeur de billets, et la machine ne la rend pas ( ben vi encore une aberration ces appareils. Du racket organisé!), je dois respecter les horaires, donc les consulter au préalable, et la ponctualité et l'organisation c'est pas mon fort!
Ma titinne! rendez moi l'usage de ma titinne! ;-)Que je puisse retrouver ma liberté de circuler même si je ne l'utilise pas!
lundi 20 avril 2009
tribulations d'une Cathiminie en Suisse
ou de l'absurdité de certaines lois!
J'ai besoin d'écrire ce qui m'arrive pour calmer un peu la rage qui m'habite!
Figurez vous qu'hier dimanche, j'enfourche ( ah non ça c'était mon vélo samedi) je monte dans ma voiture pour aller chercher mon p'tit dernier à la descente du TGV à Genève. Pas en grande forme physique depuis le vendredi, des douleurs sourdes dans le ventre, mais pas de quoi aller courir chez le médecin de garde! Problèmes sans importance me dis je! je verrai plus tard. Donc me voilà partie, joyeuse de retrouver mon fils, tout autant que soucieuse de reprendre le train-train quotidien boulot-maison-dodo. Et en même temps bien calmée de mes cogitations(cf notes précédentes ici et ailleurs!) de ces derniers jours.
Le trajet aller se passe sans soucis, si ce n'est cette douleur qui m'agace plus qu'elle ne m'inquiète!
Je récupère le fiston, on grignote un morceau et me voilà repartie dans l'autre sens, devisant gaiement avec lui, et tentant de lui faire découvrir la qualité musicale, poétique et engagée de Bashung dont le CD Bleu Pétrole avait accompagné l'aller!
Un arrêt pipi pour lui et moi sur la 1ère aire d'autoroute venue, mais là merdazut comme dirait Joyce. le mal de ventre qui me titille plus fort. Je me demande même si je ne fais pas un peu de fièvre, mon fiston me tâte le front mais non! Pas trop chaud, mais pas bien la Cath! C'est après que ça se gâte!
3/4 d'heures de route avec toujours la douleur qui ne cesse, mais les bavardages et la musique non plus. Je râle un peu jurant bien que cette fois j'irai voir ce médecin que je n'aime pas mais bon!
Et là splammm...un coup de couteau dans le bide...je crie, mon coeur bat la chamade, mais je continue ma route. Va pas faire la chochotte quand même!
Et reblam crac, 10 mn plus tard, alors que je tressaille encore du 1er coup de boutoir, un 2ème. la réplique d'une secousse sismique! le hic c'est que je me sens pas bien du tout, que je vois un peu tout tourner et miracle une sortie d'autoroute où je m'engage illico en prévenant fiston que ça ne va pas, et qu'il faut que je m'arrête. Je me gare, sur le parking de la police cantonale, je ne pouvais pas mieux tomber. Et c'est ce que je fait! Dans les pommes la Cathimnie! J'ai vaguement souvenir d'avoir eu mal, d'avoir entendu quelqu'un me parler, et je me retrouve avec deux tiges dans le nez qui me régalent d'oxygène pour m'aider à reprendre mes esprits! Je vous passe l'arrivée aux urgences, les examens, la nuit à l'hosto en observation! bref, que du bonheur n'est ce pas! Heureusement pas de passage sur le billard pour cette fois, mais la suite viendra bien assez tôt!
Mais c'est pas ça le pire ( enfin si, mais non!). Encore allongée dans la salle d'examen des urgences,me tortillant de douleur et les bras en passoire ( ben vi j'ai pas de veines) je vois arriver un policier en tenue muni de son stagiaire, euh pardon suivi de son stagiaire muni de papiers, de crayon, de ma carte grise et de mon permis de conduire! Ils me rendent ma carte grise, mais me disent que mon permis de conduire m'est suspendu! ARGH!
A moitié dans les vaps, je m'étonne, m'indigne, assez mollement vu l'état (pour celles et ceux qui me connaissent vous imaginer une Cathiminie indignée en temps normal, ben là c'est 10 fois moins!) et sur le document qu'il me tende après m'avoir fait décliner mon identité, je vois une case cochée: faute grave suivie d'une inscription manuscrite "malaise au volant" Si si! véridique!
Donc suspension de permis jusqu'à ce que l'Office de la Circulation le séquestre, et m'envoie par courrier la procédure pour le récupérer. Entre temps j'ai rendez vous au poste de police (dès que je serai sortie de l'hôpital quand même, il faut rester humain!), où est garée ma voiture et qui se situe à plus de 25 mn d'autoroute de chez moi, en rase campagne! Panique à bord! Et mon job, et mes rendez vous, et comment je récupère mon permis et comment je raccompagne mon fils et comment et comment...j'ai mal et en plus je pleure de me sentir si seule, si démunie face à la loi, si...enfin bref! Tout pour me remonter le moral et m'aider à aller mieux!
Bon heureusement, l'entraide s'organise, (merci à ceux qui m'ont appelé, qui ont fait le taxi, qui m'ont remonté le moral). Je suis sortie de l'hôpital à 11h30, mais à 13h30, j'ai du aller déposer au poste de Police, sans pouvoir récupérer ma voiture ni mon permis,et j'ai été reçue en tant que prévenue. "Estimez vous heureuse madame! Si vous aviez eu un accident, même bénin, pour faute d'inattention au volant, vous aviez un mois de retrait de permis!" Mon dossier sera envoyé à un juge, et je peux même avoir une amende que je peux demander à transformer en travail d'intérêt général ( je demanderai à être brancardière à l'hôpital, pour briffer les malades au volant, de ce qui les attends!)
La prévention en Suisse c'est de l'après coup! espérons que le Prez de France ne lise pas ça, ça pourrait lui donner des idées. Etre malade sans crier gare, c'est une faute grave! Oui c'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute! Mais n'ayez crainte vous paierez pour le rachat de vos fautes, en ayant mal ( ah bon c'est pas ça qu'il faut dire) en nous donnant votre seul moyen de circuler entre les différents lieux de votre vie. Amen!
dimanche 19 avril 2009
Cinéma
Il y avait très longtemps que je n'étais allée au cinéma. Si longtemps que je ne me souvenais plus que la distance entre les sièges étaient trop courtes pour que j'y étale mes jambes. Quelle idiote je fais de ne pas avoir regardé ce film en vidéo. mais j'avais besoin de sortir de chez moi et ce film, je voulais le voir avant même qu'il ne soit programmé sur les écrans suisses. Par chance, il était encore à l'affiche à 20 mn en voiture de chez moi. Je n'ai regretté ni le trajet ni les 15CHF dépensés, ni l'inconfort des sièges.
Peu de mots au départ, une femme crevait l'écran de sa simplicité mais aussi de son émerveillement au monde. Tantôt soumise aux lois de sa patronne, au mépris de sa logeuse, du marchand de couleurs, tantôt habitée d'une lumière intérieure si intense que j'en avais les yeux qui pleuraient. Voilà pourquoi on parle d'illuminé. C'est souvent péjoratif, mais là c'était magnifique. "Bienheureux les fêlés parce qu'ils laissent passer la lumière". Oui, cette femme laisse passer la lumière de son monde intérieur, même si ce monde confronté à la rage du monde réel ne génère que souffrance, peur et folie. L'actrice Yolande Moreau a tellement bien joué cette illumination et cette vie sur le fil du rasoir entre réalité et folie!
Depuis des années, je m'intéresse à ce qui peut permettre à ces illuminés, ces fous que je côtoie dans mon travail, de tenir en vie. J'écoute leurs délires, leurs constructions, leurs bricolages de chaque heure, de chaque jour, pour se maintenir aussi éloignés que possible de la destruction intérieure qu'ils vivent au quotidien.
J'avais eu l'occasion de visiter une exposition de l'Art Brut à Paris en 1995 et j'avais été subjuguée, mais aussi profondément émue de cet acharnement à vivre, que déployaient ou avaient déployés ces personnes folles, internées dans ce qu'on appelait à l'époque, des asiles. J'avais imaginé la force intérieure, vitale qui les poussait à peindre, sculpter, dessiner ou écrire avec des matériaux tous plus invraisemblables les uns que les autres. Visiter cette exposition ne m'avait pas laissée indifférente, et en cette dernière année d'études de psycho, j'en avais même fait un dossier, espérant pouvoir un jour initier, favoriser, soutenir les activités créatrices des personnes dont j'aurais à m'occuper! J'en ai rencontré quelques unes, pas aussi folles, ou pas aussi reconnues que Séraphine, et j'ai toujours soutenu, favorisé, encouragé leur productions, qu'ils s'agissent d'enfants, d'adultes délirants, d'alcooliques, de toxicomanes, de mourants quasi déments même, et quelque soit le moyen choisi (peinture, modelage, sculpture, musique, écriture, chant...)
Et là en visionnant ce film, j'étais de nouveau subjuguer par la ténacité folle de Séraphine à accomplir son oeuvre, envers et contre tous, sauf ce collectionneur qui l'a soutenu et qui en lui possédait une fêlure qui peut être l'a porté à ne pas reléguer Séraphine au rang de tâcheron des autres. Même si parfois on peut se demander s'il ne profite pas un peu de "son" artiste pour son bien propre. En attendant, il a su percevoir le talent de cette artiste, sans forcément mesurer la nécessité vitale pour elle de peindre jusqu'à l'épuisement, dans une sorte de rituel exorcisant sa folie!
Et ses peintures sont magnifiques! J'ai habité 20 ans en Picardie, dont Senlis dépend et je n'avais jamais entendu parlé de Séraphine, ni de ses oeuvres. Mais au regard de ce qui a initié leur création, à l'occasion j'irai les admirer! Mais à la limite peu importe qu'elles soient connues dans le monde de l'art, si ce n'est à faire connaitre la folie autrement que par le biais répressif des politiques psychiatriques actuelles!
La folie, la misère et la mort ont rattrapé Séraphine plus tôt qu'elle ou son mécène ne l'aurait souhaité, mais elle aura transmis au monde, et en tout cas à moi qui n'ai plus besoin d'être convaincue, que la folie peut être destructrice, mais que partout où il reste une part de sujet, il y a quelque chose de beau, d'humain et de profondément vivant! Et que chaque thérapeute, qui est censé soigné, doit porter et favoriser et soutenir cette suppléance du sujet qui lutte contre les démons qui l'habite! Et pourquoi pas par l'art!
Bravo à ce film. à ces acteurs, dont Yolande Moreau qui a su si bien rendre l'illumination mais aussi la souffrance de Séraphine. C'est une actrice extraordinaire, et j'ai souvent eu le sentiment que Séraphine et elle était une seule et même personne, peut être parce qu'elle savait jouer à la perfection ce regard que j'ai si souvent perçu chez ceux que l'ont dit fous.
samedi 18 avril 2009
Le manque et le désir
En psychanalyse, il est dit que le manque crée le désir! Et qu'une fois que l'on obtient "l'objet" de son désir, ça recommence! Encore faut il lui laisser une place à ce manque?
Ah ça oui, pour le créer, le nourrir, s'y casser l'âme et le coeur pas de problème, ça me parle!
Le hic c'est que le désir de l'un n'est pas toujours le désir de l'autre. Pas toujours, ou pas en même temps ou pas sous la même forme! En fait que désire-t-on chez l'autre, que désire-t-on de l'autre? Sa présence, ses mots, son attention? Qu'il nous désire? Il faudrait donc lui manquer à cet Autre pour qu'il nous désire? Et c'est là que ça ne va plus du tout! Et je ne parle pas que du désir sexuel!
L'équation est simple: au début d'une relation, il me manque, je lui manque, nos désirs se rencontrent inassouvissables. Est ce de l'amour? Pas sûr.
Puis quand la relation s'ancre dans la durée, il me manque, je le désire, et au lieu d'intérioriser sa présence, je refuse de manquer, et les excès pour ne pas se confronter au manque s'enchaînent! Il n'est plus question de désir puisqu'il s'agit de se remplir de l'autre et plus de le désirer avec ce que cela induit! Çà fait peur quand même, et ça me questionne sur cette avidité que je ne me connaissais pas! Ou que je ne voulais pas reconnaitre, parce que jusqu'à présent, je n'avais pas été confrontée à un tel manque de quelqu'un!
Alors je l'envahit de ma souffrance, je ne supporte pas qu'il me manque, je le supplie de répondre à ce que je crois être mon désir! Et plus j'insiste, plus il fuit, plus le désir s'échappe et plus le manque fait souffrance! Si cet autre faisait de même, je crois que je prendrais peur d'un tel désir dévorant et envahissant. Le reconnaitre me fait prendre quelque distance, même si c'est pas gagné!
Je crois avoir saisi, en écrivant ce petit texte, ce que j'ai lu de lui: "ce n'est pas le manque qui est souffrance, mais la peur du manque". Manquer c'est inévitable, nécessaire même, mais avoir peur de ce que le manque génère, avoir peur de manquer, c'est ce qui pousse à vouloir toujours plus, à devenir avide de l'Autre. Le comprendre intellectuellement est une chose, l'incarner en est une autre! J'ai encore du boulot , et je ne suis pas au bout de mes peines et de mon travail au long cours! Me reste à découvrir et à dénouer le noeud qui m'a fait agir de la sorte, au risque de m'y perdre, au risque de le perdre!
Le hic c'est que j'ai l'impression que je suis allée trop loin, déjà trop loin...
vendredi 17 avril 2009
Et si j'te comprends pas
Apprends moi ton langage
Dis moi les choses qui m'font du bien
Qui m'remettent à la page
Oh j'cours tout seul
Je cours et j'me sens toujours tout seul
jeudi 16 avril 2009
Mots écrits,
mots épris
Sonnerie...l'envolée!
Du cœur vers la gorge
et de l'esprit au ciel
où dans quelques distances,
nous nous envolerons bientôt
Volons ensemble vers les 100 ciels






