Cathiminie, d'ici d'ailleurs et d'autre part...

"comme une pierre que l'on jette, dans l'eau vive d'un ruisseau, et qui laisse derrière elle des milliers de ronds dans l'eau..."

jeudi 9 avril 2009

ré édition

chant sur un poème japonais

Dans un des choeurs où je chante, nous avons appris un chant dont je vous livre les paroles, ainsi que la note inscrite sur la partition concernant le poème. La musique qui lui donne une autre vie a été composée par Laurent Mettraux, compositeur du canton de Fribourg.  Dommage que je ne puisse vous faire entendre cet accord parfait entre musique et paroles

"Le vent blesse les branches des cerisiers"      

 Texte du compositeur Laurent Mettraux d'après des poèmes de Saigyô         

Le vent, errant vers l'inconnu lointain,

Blesse les branches de cerisiers.

Nuages de fleurs.

 

Sans les fixer au ciel,

Sans les laisser tomber au sol,

Le vent les emmène...

 

Loin de ce monde fascinant,

Loin de ce monde répugnant,

Fleurs envolées...

 

Le vent, errant vers l'horizon lointain,

S'empare des fleurs de cerisiers,

Les disperse au loin.

 

Fleurs tant regrettées,

Que germe en mon coeur

Un nouveau printemps.      

Tantôt reclus, tantôt itininérant, le moine japonais Saigyô (1118-1190) s'est retiré de la vie séculaire pour se consacrer à la poésie. Un de ses sujets de prédilection était le thème de la fleur de cerisier. Le vent qui disperse les fleurs est une image de l'impermanence.   

                                                         

Posté par cathiminie à 11:34 - Le jardin des 5 sens - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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