mardi 7 avril 2009
Nuit solitaire
Est ce sa couleur bleue foncée qui empêche de voir le scintillement des objets, les mouvements des corps? Elle n'accueille que des myriades d'étoiles inaccessibles qui nous renvoient à notre condition de fourmis laborieuses toujours en quête du bonheur.
Est ce son silence, sans chants d'oiseaux, sans bruissement d'air, sans bruits de voisinage. Le seul bruit est celui des pensées qui font un tintamarre endiablé dans les esprits troublés.
Est ce son odeur d'humidité, de fraîcheur, de froid même, fade et sans épices qui enveloppe la nature et laisse libre champ aux effluves des souvenirs chaleureux.
Est ce l'absence d'un corps palpitant à caresser, à embrasser qui propage au bout de chaque doigt, au bord des lèvres, un picotement qu'aucune peau ne viendra calmer.
Les nuits de solitude, le corps parle du manque, l'esprit court dans le noir, dans les profondeurs de l'angoisse, laissant place à un vide peuplé de morts, pourtant habité de mots.
Et du chaos apparait le soleil pour ne pas tomber KO!
Quelques mots éclairés de soleil, pour croire encore au jour qui se lève, inondé de lumière.





