Cathiminie, d'ici d'ailleurs et d'autre part...

"comme une pierre que l'on jette, dans l'eau vive d'un ruisseau, et qui laisse derrière elle des milliers de ronds dans l'eau..."

lundi 23 février 2009

le temps qui passe...

Il va trop long le temps, quand il égrène en rythme lent
les jours, les heures, les minutes, les secondes ,
Qui me séparent de lui.

Il va trop vite le temps, pour interrompre les bons moments,
Quand du jour à la nuit, il a juste permis l'étreinte des amants.

Il va trop lent le temps, quand il recule au jour suivant la date de mon emménagement.
Il va trop vite le temps, quand il est déjà demain et qu'aucun carton n'est prêt pour ce déménagement.

Il s'écoule, tout simplement le temps, au rythme de mes impatiences, de mes fatigues, de mes désirs
Tantôt rapide, tantôt lent.

Beffroi
Beffroi d'Amiens. (Cath. octobre 2008)

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jeudi 19 février 2009

500 euros et 500 secondes par cathiminie

1 :Ecrire un article relatant ce que vous feriez s'il vous restait 500 secondes   à vivre. Vous avez carte blanche que ce soit en 3 mots ou en 500 lignes, laissez libre court à votre imagination.
  2 : Relancer la chaine en invitant 5 de vos amis à répondre à leur tour à la question.
  3 : Faire référence à cet article et à ces minis-règles afin que l'on puisse tracer tous les participants.
  4 : Intituler votre article "500 euros et 500 secondes par votre nom".

500 euros et 500 secondes!!! Mais ça va pas la tête, c'est pas assez!! Vous voulez me tuer en provoquant chez moi une crise de panique! Imaginez que je n'arrive déjà pas à  choisir une glace chez Nardonne à Lyon alors dépenser 500 euros en 500 secondes...ah ben merdazut!

Je refuse de savoir qu'il ne me reste que 500 secondes avant de mourir. Mes dernières 500 secondes je les vivrai sans savoir que ce sont les 500 dernières, alors j'espère que ce sera dans les bras d'un homme,pas un quidam de passage, non, l'homme que j'aime, ou en 2ème proposition entourée des gens que j'aime, mais comme je ne saurai pas qu'il ne me reste que 500 secondes, je ne vois pas comment je pourrais être entourée de tous les gens que j'aime d'un seul coup! Tant de distances kilométriques les séparent! Alors je reviens sur ma 1ère version: être dans les bras de celui que j'aime!

Quant aux 500 euros...ben...euh...je suis toujours fauchée alors forcément je leur trouverais bon usage en supposant que je sache que je n'ai que 500 secondes pour les dépenser! Ah mais vraiment c'est pas beaucoup! parce que j'ai 3 enfants, une frangine tout aussi fauchée que moi...ah ça y est j'ai trouvé! Je les confierais à ma soeur pour qu'elle puisse organiser, du mieux possible la suite pour mes enfants, selon leurs désirs bien sûr. Je les élève seule depuis 10 ans, leur père est en France, ils veulent rester en Suisse, les 2 grands font des études, le dernier n'a que 14 ans...alors ma soeur va devoir remuer ciel et terre pour faire venir leur père et le convaincre qu'ils peuvent rester ici. Il faudra bien 500 euros pour trouver des solutions de gardes, d'aide financière, il lui faudra prendre quelques jours de congés sans solde, etc etc...ouais 500 euros c'est pas beaucoup! Mais comme de toute façon ce n'est qu'un tag, je ferai bien de m'organiser sérieusement pour que mes enfants ne manquent de rien s'il m'arrivait quelque chose ,avant qu'au moins l'un d'entre eux soit autonome et gagne sa vie et puisse veiller sur la fin d'adolescence du petit dernier. Quand je vous disais que 500 secondes c'est pas imaginable...il lui reste 4 ans avant sa majorité...c'que c'est nul ce tag en fait! ça me fout les boules.


Alors si j'avais 500 euros là maintenant qui me tombe du ciel sans échéance fixe sur ma fin certaine mais j'espère lointaine, et bien...argh j'en sais rien...au secours ça recommence comme chez Nardonne!!!


Et je passe le relais à qui voudra bien le saisir...mais c'est diabolique ce truc!!!

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ben...rien

Quoi qu’a dit* ?
- A dit rin.

Quoi qu’a fait ?
- A fait rin.

A quoi qu’a pense ?
- A pense à rin.

Pourquoi qu’a dit rin ?
Pourquoi qu’a fait rin ?
Pourquoi qu’a pense à rin ?

- A’xiste pas.

* Qu'est-ce qu'elle dit ? - Elle ne dit rien.
Jean Tardieu ("Monsieur monsieur" Gallimard 1951)

Mais si j'existe, plus que jamais mais un peu moins ici parce que...parss' que...d'abord! Na! Je dis ...rin!

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Photo Cath. Février 2008

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samedi 14 février 2009

une fois n'est pas coutume...

Mon blog n'est pas politique, à ma façon mon travail l'est et cet article professionnel que je viens de recevoir me parait important à diffuser pour informer de ce que la politique sarkozienne préconise pour les fous dont je m'occupe au quotidien depuis tant d'années, en France et maintenant en Suisse. C'est long, mais instructif, et je dois avouer que ma peur n'est pas dirigée vers ceux qui sont pointés dans cet article, mais vers le Président de la République Française. Que la Suisse et ses politiques se gardent de copier leur voisin, mais peut être est ce un vœu pieux?


"*Armelle Guivarch*, psychanalyste, ECF



Le 12 novembre, à Grenoble, un patient en fugue de l'hôpital
psychiatrique de Saint-Egrève, poignarde un jeune homme. Dès le
lendemain Nicolas Sarkozy annonce un durcissement de la loi de 1990 sur
l'hospitalisation sans consentement et une réforme en profondeur de
l'hospitalisation psychiatrique. Le directeur de l'hôpital de Grenoble
est suspendu.


Le 2 décembre, à l'E.P.S.M Erasme d'Antony, le Président Nicolas
Sarkozy, après avoir fait l'éloge non pas de la folie mais des
soignants, prononce son discours de réforme. Il est lourd de menaces, et
essentiellement construit autour de quelques mots, réponses à ce
terrible passage à l'acte : protection, sécurité, contrôle,
surveillance, enfermement, isolement, obligation de soins et transparence.

Protection de la société, des français, des familles, du personnel, de
la violence supposée de nos patients ; du patient contre ses pulsions,
ses hallucinations, son délire, ce qui est notre mission, il n'est
évidemment pas fait mention. Sécurité, sécurisation, contrôle,
surveillance : contrôle des entrées et sorties de l'hôpital,
vidéosurveillance, dispositif de géo-localisation ; c'est le retour
moderne du /panopticon/ de Bentham, dénoncé par Michel Foucault dans
/Surveiller et punir/.
Enfermement des malades difficiles : Il y avait cinq unités pour malades
difficiles (U.M.D.) dont le dernier ouvert en Centre Bretagne en janvier
2008 et l'avant dernier en....1963, il y en aura quatre de plus de
quarante lits soit un doublement en très peu de temps. Il sera aussi
créé 200 chambres d'isolement supplémentaires et des unités fermées à
l'intérieur de l'hôpital psychiatrique.

Obligation de soins ambulatoires dans l'intérêt du patient et de sa
famille, et décision de sortie d'essai ou définitive prise par le préfet
après avis d'un collège de trois « experts ».
Enfin puisqu'il craint pour nous soignants de l'hôpital psychiatrique la
« ghettoïsation », il y aura fortement contribué, il nous faudra jeter
des passerelles vers d'autres établissements de santé. Lesquels ?
L'hôpital général qui manque lui aussi cruellement de moyens humains ?
Et pour tout cela, il faudra un patron à l'hôpital, un vrai, qui sache
prendre ses responsabilités.
Le discours se termine par un retour sur l'éloge des soignants, la
grandeur de leur tâche.
La forme du discours est celle habituelle de Nicolas Sarkozy, celle de
la douche écossaise, alternance de flatteries, de fausses émotions
démagogiques, d'appels à la compréhension et de menaces à peine voilées.
Belette schizophrène et petit lapin psychiatrique finissent mangés par
Raminagrobis.

Si « On juge du degré de civilisation d'une société à la façon dont elle
traite ses fous » comme l'a dit Lucien Bonnafé, un des artisans du
secteur en psychiatrie au sortir de la guerre où les patients de
psychiatrie avaient été particulièrement maltraités et d'ailleurs, fait
l'objet d'une politique d'éradication en Allemagne nazie, et bien cette
civilisation est celle du cynisme et de la peur.
Ces vingt dernières années nous avons assisté, nous, soignants à
l'hôpital psychiatrique, à une diminution drastique du nombre de lits
d'hospitalisation, cinquante mille en vingt ans soit plus de la moitié,
à la disparition des formations spécifiques des psychiatres et des
infirmiers en psychiatrie, à la montée en puissance du discours de la
science appliqué à la médecine et donc la prescription anarchique de la
trithérapie anxiolytique, antidépressive et hypnotique, à la
médicalisation de « la dépression », la perte des repères cliniques
basés sur la parole du patient, son histoire particulière, le
démantèlement lent et insidieux de la politique de secteur, la fermeture
toujours plus accélérée des structures relais de nos partenaires sociaux
faute d'argent, la montée en puissance des « démarches qualité,
d'évaluation et autre certification » qui sont bien souvent des coques
vides, des cache-misère, qui masquent mal l'augmentation à l'hôpital des
mesures de contention, de mise en chambre d'isolement, des sorties
prématurées de patients pour une durée moyenne de séjour qui doit sans
cesse être plus courte. Oui, les patients sont à la rue et dans les
prisons. Bien souvent, leurs partenaires sont l'alcool, la méthadone et
le cannabis pour soigner leurs « voix ». Les patients psychotiques
suscitent la haine et la peur, chez le citoyen, chez le politique, chez
nous aussi soignants ; il vaut mieux le savoir pour soigner et non
maltraiter. Ce n'est pas de mesures sécuritaires dont l'hôpital
psychiatrique a besoin, le meurtre d'un étudiant par un patient
psychotique ne saurait justifier un tel déferlement de mesures
sécuritaires d'ailleurs en gestation de longue date. La société
française veut se débarrasser de ses citoyens difficiles en les
enfermant . Parce qu'il ne faut pas se faire d'illusions. Quel préfet
prendra la responsabilité d'une sortie d'un patient réputé dangereux?
Aucun.

*Conclusion* : Les hôpitaux psychiatriques ont besoin de soignants
formés à la clinique psychiatrique, et non au D.S.M.(Diagnostic and
Statistical Manual of Mental Disorders
,
Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux,) formés aux
traitements divers et variés par la parole dont nous étions en France
les tenants. On n'éduquera, ne rééduquera pas ces patients en les
enfermant, surveillant et les punissant. Et nous avons aussi besoin de
structures extérieures qui les accueillent et les accompagnent. En effet
nous devons sinon les guérir comme l'avance imprudemment Mr Sarkozy, du
moins les soigner.

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mercredi 11 février 2009

Note météorologique

Neige qui dessinent les contours d'une vie en noir et blanc,
Et soudain le soleil! Eclatant!
Les couleurs se réveillent, l'énergie revient
Les oiseaux chantent

Pas que les oiseaux d'ailleurs! Et le soleil prend parfois tant de formes.

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dimanche 1 février 2009

découverte

J'écoute beaucoup de musique dite classique, je suis fidèle à mes amours musicales d'antan en matière de chansons dites à texte, j'ai un peu ouvert ma discothèque au jazz ces derniers temps...et ce week end quelqu'un m'a parlé de Jean Louis Murat, qu'il adorait. Je rangeais ce chanteur dans la catégorie des chanteurs oubliés, des post soixante huitards. Et comme le quelqu'un qui m'en a parlé pourrait peut être devenir un quelqu'un de particulier pour moi, je suis allée écouter et surtout lire les textes d'un Murat bien loin d'être oublié!

En voilà une de chanson, ou en voilà un de texte, je ne sais comment dire maintenant que j'ai commencé à lire et écouter, qui a résonné intensément à mon oreille et à mon cœur. Les poètes ont cette faculté d'exprimer exactement ce qui touche personnellement l'âme de l'amateur de mots dont je crois faire partie!


Découvrez Jean-Louis Murat!

..."Pris par le vent du large
On va sans fin vers l’horizon
Tout bouffi de mémoire
On ne retient pas la leçon
Perdu dans la mémoire
A la recherche de ton nom
On s’assomme au miroir
Au rendez-vous que nous donne la déraison

C’est un sentiment mobile
Qui redoute le trépas
Cavalier de l’impossible
Partout il entend le glas
Ne sont rien les coups de triques
Dans tes alcôves givrées
L’amour est toujours en fuite"...

Posté par cathiminie à 19:35 - La culture, c'est comme la confiture - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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